« 11-Septembre, un jour dans l’histoire », sur National Geographic : minute par minute, sauveteurs et rescapés racontent les attentats

La série monument « 11-Septembre, un jour dans l’histoire » a été bâtie à partir de 951 heures d’images d’archives et 235 heures d’entretiens, réalisés auprès de 54 personnes.

NATIONAL GEOGRAPHIC – SAMEDI 11 SEPTEMBRE À PARTIR DE 16 H 20 – SÉRIE DOCUMENTAIRE

Le 11-Septembre comme si vous y étiez. C’est une série monument, bâtie à partir de 951 heures d’images d’archives et 235 heures d’entretiens, réalisés auprès de cinquante-quatre personnes. Un travail titanesque, qui a permis de retrouver les policiers, les secouristes, les pompiers (et un journaliste) qui sont intervenus ce jour-là, mais aussi des rescapés ; d’entendre leurs témoignages aujourd’hui et de les juxtaposer aux scènes tournées vingt ans auparavant ; de permettre aussi à certains de retrouver ceux qui leur ont sauvé la vie. Ce qui donne à l’ensemble une intensité particulière.

Les six épisodes ont dans un premier temps été diffusés séparément, du jeudi 2 au dimanche 5 septembre, avant d’être proposés en intégralité samedi 11 septembre. Le téléspectateur peut redouter un tel marathon cathodique, avant de visionner les premières images et d’être happé par la puissance des scènes, parfois inédites, parfois presque insoutenables, mais heureusement intercalées avec les extraits des interviews, tournées dans le cadre rassurant des domiciles.

Le séquençage des épisodes, réalisé à la seconde près et thématisé, évite toute répétition

Le séquençage des épisodes, réalisé à la seconde près et thématisé, évite toute répétition. Le premier, plus long que les autres, débute ainsi à 5 h 58 du matin, heure de New York. Ron Clifford, un homme d’affaires, embarque sur le ferry qui l’emmène comme chaque jour jusqu’à Manhattan, où il travaille ; dans le métro, Kevin Leary, jeune chef cuisinier, s’attend à une journée chargée, avec « beaucoup trop de petits déjeuners à préparer ».

Sous le soleil, leur insouciance communicative est stoppée par un écran noir, sur lequel s’imprime un dialogue avec la tour de contrôle de New York – un procédé efficace et récurrent ici : « Vol American 11, montez et maintenez un niveau à 350. » Sur les images d’époque, à nouveau, apparaît le jeune Joseph Pfeifer, qui inspecte des bouches d’évacuation, entouré de ses collègues pompiers, parmi lesquels Ed Fahey. Tous deux font partie des témoins-clés du récit, présents tout au long du film.

Scènes de désolation

L’épisode 2 se focalise, lui, sur les employés présents dans la tour sud alors encore intacte, et qui ont eu le choix, pendant dix-huit minutes, de rester ou d’évacuer. Parmi eux, Stanley Praimnath, au 81e étage, point d’impact du deuxième avion.

L’épisode 3 s’aborde presque comme une parenthèse, puisqu’il est consacré, en partie, au sort moins souvent évoqué des résidents de l’Hôtel Marriott, au pied du World Trade Center. Il vaut essentiellement pour le témoignage d’un avocat rescapé, qui y séjournait.

Cette série a pris le parti de valoriser le bon côté du genre humain

L’épisode 4, lui, commence par les images spectaculaires du nuage dense qui s’engouffre dans les rues adjacentes à Ground Zero, après l’effondrement de la seconde tour. D’où les scènes de désolation des deux derniers épisodes, faites de poussière, de poutrelles et de gravats, avant une longue conclusion consacrée au mémorial, inauguré en 2014 à l’emplacement même des tours jumelles, et aux photos de victimes, toutes souriantes.

Force ou travers ? Cette série a pris aussi le parti de valoriser le bon côté du genre humain, en donnant la parole à ces héros, sauveteurs ou rescapés reconnaissants. Seules dix-huit personnes ont survécu aux attentats et 2 977 sont mortes.

11-Septembre, un jour dans l’histoire, série documentaire réalisée par Daniel Bogado (EU, 2021, 74 min et 5 × 50 min environ). Diffusée en intégralité sur National Geographic, samedi 11 septembre. A 16 h 20, Premiers sur les lieux ; à 17 h 30, Tour jumelle sud ; à 18 h 25, L’Effondrement ; à 19 h 20, Nuage de poussière ; à 20 h 10, A la rescousse ; à 21 heures, Parti en fumée. Disponible en replay pendant un mois sur MyCanal.