« 7 jours » : l’été anime de six ados en colère

« 7 jours », de Yuta Murano.

L’AVIS DU « MONDE » – POURQUOI PAS

Une bande de six collégiens décident d’échapper à leurs parents pendant toute une semaine pour aller camper dans une usine désaffectée d’extraction minière. L’occasion pour eux de fêter l’anniversaire d’Aya, 17 ans, avant son grand départ pour Tokyo, où son père vient d’être nommé député. Mais, sur place, ils découvrent un enfant livré à lui-même, réfugié thaïlandais traqué par les services de l’immigration. Ensemble, ils vont transformer l’usine en camp retranché, usant de toutes les ressources du bâtiment pour repousser les autorités.

Cousu de fil blanc

Présenté en compétition au Festival d’Annecy en 2020, adapté d’un best-seller du roman pour enfants à la manière du « Club des Cinq » (Seven Days War, d’Osamu Soda, 1985), 7 jours est le premier long-métrage du jeune animateur Yuta Murano, né en 1984, au sein du studio Ajiado.

Le film vise à mettre en scène la rupture entre la jeune génération et celle de ses parents, autour de plusieurs thématiques clivantes, comme le déclin industriel, l’immigration clandestine, la culture des réseaux sociaux, l’opportunisme politique, et même l’homosexualité. Cela faisait sans doute beaucoup de sujets pour la barque d’un seul film, qui apparaît inévitablement cousu de fil blanc. L’animation n’a ici pas d’autre fonction que de dérouler une histoire, remplissant le cahier des charges de la qualité standard.

Film d’animation de Yuta Murano (1 h 28).