A Biarritz, une chambre sur l’Atlantique

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Publié aujourd’hui à 16h00, mis à jour à 16h11

Très bien placée, la villa des Rosiers se trouve à quelques centaines de mètres de la Côte des Basques. L’histoire de cette grande maison bourgeoise du XIXe siècle, postée à l’angle des avenues Carnot et Victor-Hugo, s’inscrit dans celle de Biarritz. Le fameux docteur Adéma, le maire (1857-1862) qui fit de la ville un haut lieu du tourisme de bains de mer, prenait ses quartiers d’été dans cette propriété, où il recevait des hommes de pouvoir en quête de soins, ainsi que leurs familles. Napoléon III et Edouard VII comptaient parmi les habitués.

L’hôtel de charme de dix-huit chambres, qui a ouvert entre ces murs il y a une quinzaine d’années, porte donc le nom de l’ancien roi d’Angleterre. Façade blanche et volets bleu marine, le bâtiment ne joue pas à tout prix la carte de la modernité, et c’est tant mieux. A l’intérieur, en revanche, l’intention est moins claire, entre le mobilier chiné chez des antiquaires du coin, qui insiste sur le caractère authentique du lieu, et des velléités de décoration contemporaine, comme l’atteste le mix papiers peints exotiques et lampes design. Face au comptoir de l’accueil, l’escalier en bois d’origine mène aux étages, où se trouvent la majorité des chambres (d’autres sont en rez-de-jardin).

La chambre 112.

Dans la spacieuse chambre 112, la literie, confortable (draps blancs au grammage idéal, oreillers dodus), est adossée à un mur tapissé de motifs végétaux qui font voyager bien au-delà des terres biarrotes. Depuis le petit balcon donnant sur l’avenue Carnot, on espionne les promeneurs, qui reviennent de la plage ou se dirigent vers les halles. Un petit sofa et des fauteuils en rotin invitent à la lecture, au frais. Au rez-de-­chaussée, le petit-déjeuner sera servi sous une verrière ensoleillée, si la météo est partante. Le buffet, lui, privilégie les produits régionaux, dont le gâteau basque, évidemment (et heureusement).

De 160 à 190 euros en saison haute (pour la chambre 112). 21, avenue Carnot, Biarritz (Pyrénées-Atlantiques). Tél. : 05-59-22-39-80. hotel-edouardvii.com

A 140 mètres : découvrir la vaisselle de l’Atlantique

Le Magasin Central.

Le Magasin Central a lui aussi des airs de maison de vacances. Assiettes empilées sur une table de ferme, objets de décoration présentés sur un buffet, jouets en bois côtoyant des pièces de maroquinerie sur les étagères d’un vaisselier… La ligne d’art de la table en céramique fabriquée au Portugal est facilement reconnaissable, avec son liseré rouge, son motif « nageuse » et sa mention « Côte Atlantique ». On brigue le plat à poisson ou le plateau à tapas.

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