A Cannes, stress et paillettes sur la Croisette

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Publié aujourd’hui à 14h45

Une « tente PCR », rue d’Antibes, le 28 juin.

L’immense tente blanche érigée à côté du Palais des festivals n’a, au premier abord, rien de très paillettes… Pourtant, c’est certainement l’endroit le plus glamour du moment pour cracher dans un verre. L’antenne du laboratoire cannois Biogroup, réservée aux accrédités, offre une magnifique vue sur le port et ses yachts de milliardaires. A la tête de 50 opérateurs en polos blancs sérigraphiés, le docteur Guillaume Armana se prépare à tester 5 000 participants par jour, sept jours sur sept. Résultats gratuits en six heures. Mais pour les situations urgentes et moyennant 50 euros, le test pourra être effectué en trente minutes sur des actrices jetlaguées ayant déjà enfilé leurs robes de cocktail.

Car l’édition 2021 du Festival de Cannes n’échappera pas aux restrictions sanitaires toujours en vigueur sur le territoire ­français. « Le Festival respectera la loi, il faudra présenter un passe sanitaire valide, prévient François Desrousseaux, qui s’occupe, aux côtés du délégué général Thierry Frémaux, de l’organisation sanitaire du Festival. Nous discutons encore beaucoup avec la préfecture et l’agence régionale de santé pour voir comment adapter le protocole. »

Des réglementations strictes

Au printemps, Thierry Frémaux en avait déjà détaillé l’essentiel : ne pourront entrer dans le Palais des festivals et les salles de projection que « les spectateurs présentant soit un certificat de vaccination complète, soit une immunité acquise il y a plus de quinze jours et moins de six mois, soit un test PCR ou sérologique de moins de quarante-huit heures ». Les équipes de films de la Sélection officielle, les délégations souhaitant participer au Marché du film ou les journalistes venus couvrir le Festival de Cannes devront donc se soumettre à ces réglementations.

Une employée de laboratoire chargée de pratiquer des tests de dépistage aux abords du Palais des festivals, à Cannes, le 26 juin.

Restait à clarifier les détails : quid des stars ayant un vaccin chinois (CoronaVac) ou russe (Spoutnik V), non homologués par l’Agence européenne des médicaments ? Les équipes originaires d’Europe orientale ou d’Amérique latine sont les plus concernées et devront se faire tester toutes les quarante-huit heures.

Pour la traditionnelle montée des marches, en revanche, une solution a été négociée avec le préfet : les acteurs auront le droit de retirer leur masque quand ils arriveront sous le feu des photographes qui, entassés derrière des grilles, devront garder les leurs. « Les annonceurs ont bien compris que les masques seraient retirés au moment des photos », insiste François Desrousseaux, conscient que les marques, chaque année, misent gros sur le sourire de leurs égéries, rassemblées sur la Croisette…

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