A Etampes, les maisons dopent le marché immobilier

Selon les données de Meilleursagents, le prix moyen des maisons à Etampes est de 2 152 euros le mètre carré.

C’est le trait d’union entre la région Centre et l’Ile-de-France. Etampes, au carrefour de la nationale 20 et de la départementale 191, associe le meilleur de la ville et de la campagne. Sous-préfecture de l’Essonne, la commune et ses multiples commerces et infrastructures (centre commercial, théâtre, équipements sportifs) est estampillée « Ville d’art et d’histoire ». Vingt-six monuments classés sont éparpillés dans ses rues. La ville répond également aux attentes actuelles des Franciliens qui souhaitent se mettre au vert, grâce à sa proximité avec la forêt régionale de Vauroux (à moins de 2 kilomètres), et à ses prix de l’immobilier très doux.

Selon les données de Meilleursagents, le prix moyen des maisons à Etampes est de 2 152 euros le mètre carré. Des biens particulièrement prisés par les acquéreurs et dont les prix progressent très vite : « La hausse des prix dans la ville se répercute surtout sur les maisons de ville du centre de la commune. Les biens à 250 000 euros enregistrent des hausses de 5 % à 15 % en seulement un an », indique Hadrien Klinge, gérant de l’agence 3.5.7 Immo.

Car si la pandémie participe au développement du marché, Etampes est depuis longtemps dans le viseur des acquéreurs, comme le confirment les données des notaires de Paris-Ile-de-France.

Le prix des maisons dans la ville a augmenté de 17,2 % en cinq ans. « La clientèle urbaine a déjà entamé son exode vers notre banlieue depuis longtemps et le fait qu’Etampes ne soit qu’à trente-cinq minutes de Paris en TER contribue à son attractivité », constate William Depin, responsable de l’agence Orpi Gil Etampes. Sans oublier le RER C qui permet, en une cinquantaine de minutes, d’arriver gare d’Austerlitz.

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Les appartements, tout aussi abordables (2 447 euros le mètre carré), intéressent moins les acquéreurs. La hausse constatée par les notaires en cinq ans sur ces biens n’est que de 4 %. Ils séduisent toutefois un public d’investisseurs à la recherche de rentabilité locative importante. « Les appartements ayant peu bénéficié de la hausse des prix, ils restent attractifs pour les investisseurs et sont un placement sûr, car le fait d’avoir une gare RER et TER fait qu’il y a toujours une demande locative forte », analyse William Depin.

Un permis de louer depuis 2019

Comme l’assure Meilleursagents, le rendement moyen pour un T2 loué 13,60 euros le mètre carré est de 6,9 %. « Il peut même grimper à 9 %, selon Hadrien Klinge. Le mieux est d’investir sur des surfaces de 50 à 70 mètres carrés. Des grands T2 ou des T3 qui vont séduire les célibataires à la retraite, qui quittent leur résidence principale pour des raisons personnelles, ou les jeunes couples avec enfants », précise-t-il.

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