A Illiers-Combray, Macron défend son bilan sur le patrimoine

Le président Emmanuel Macron et son épouse Brigitte, ainsi que Stephane Bern lors de la visite de la maison de Marcel Proust à Illiers-Combray, le 15 septembre 2021.

La maison n’avait pas connu d’hôte aussi important depuis François Mitterrand, venu s’imprégner de l’atmosphère des lieux avec Robert Badinter en 1988. Mercredi 15 septembre, Emmanuel Macron s’est rendu à Illiers-Combray (Eure-et-Loir) pour visiter la Maison de tante Léonie, où Marcel Proust passait une partie de ses vacances lorsqu’il était enfant. Un déplacement destiné à mettre en lumière les Journées européennes du patrimoine, prévues les 18 et 19 septembre, mais aussi à défendre le bilan du chef de l’Etat en matière de préservation des « vieilles pierres ».

« Le patrimoine français, c’est nos racines, ce d’où nous venons, des racines qui nous obligent et que nous devons entretenir », a plaidé M. Macron lors de son déplacement, où il était accompagné de la ministre de la culture, Roselyne Bachelot, et de Stéphane Bern, son « M. Patrimoine », propriétaire d’un château à quelques kilomètres de là. « Quand on parle de patrimoine, on ne parle jamais simplement de pierres. On parle de lieux, d’imaginaires (…), de ce qu’est la France très profondément : une identité qui n’a pas fini d’être racontée », a ajouté le président de la République.

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Depuis le début de son mandat, Emmanuel Macron a fait de la préservation des 45 000 sites protégés au titre des monuments historiques l’une des priorités de son action culturelle. Dès septembre 2017, il avait créé la Mission Patrimoine, dont la présidence a été confiée à l’animateur de TF1. En quatre ans, l’organisme a mobilisé 131 millions d’euros, ce qui a permis de financer la restauration de 627 monuments. La plus grande partie des fonds – 72 millions d’euros – ont été apportés par la Française des jeux, qui propose chaque année depuis 2018 des jeux de grattage et des tirages du Loto consacrés au patrimoine, dont une partie des recettes est versée à la Mission de M. Bern.

« Un rôle de levier »

Sélectionnée cette année par la Mission Patrimoine, au côté de 99 autres monuments, la Maison de tante Léonie, qui inspira à Marcel Proust une partie d’A la recherche du temps perdu, a ainsi obtenu une aide de 400 000 euros, ce qui va permettre de boucler le budget global des travaux de rénovation dont elle a besoin, estimé à 1,2 million d’euros. « Nous avons un rôle de levier. Lorsque la Mission Patrimoine décide d’aider un monument, le conseil régional, le conseil départemental, la commune viennent souvent abonder les financements, ce qui permet de boucler les budgets », explique Stéphane Bern.

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