A la suite des « Pandora Papers », Bercy vérifie si des résidents fiscaux français ont fraudé

Le ministre de l’économie français Bruno Le Maire lors d’une conférence de presse à Paris, le 22 septembre 2021.

Après les révélations d’un consortium international de 150 rédactions (ICIJ), dont Le Monde fait partie, à travers les « Pandora Papers », Bercy a lancé des vérifications concernant la présence ou non de résidents fiscaux français parmi les personnes épinglées, a annoncé, mardi 5 octobre, le ministre de l’économie Bruno Le Maire, disant ne pas pouvoir se prononcer à ce stade. « Nous ne pouvons pas confirmer pour le moment la présence de résidents fiscaux » français, a-t-il fait savoir dans une déclaration transmise à l’Agence France-Presse.

« Si des résidents fiscaux français devaient être impliqués dans des schémas d’optimisation abusifs, la Direction générale des finances publiques, à ma demande, engagerait sans aucun délai des démarches nécessaires en lien avec la justice pour récupérer toutes les sommes dues », a encore affirmé M. Le Maire.

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600 Français impliqués

Les révélations des « Pandora Papers », qui s’appuient sur quelque 11,9 millions de documents provenant de 14 entreprises de services financiers, ont mis au jour plus de 29 000 sociétés offshore. L’opacité entourant ces structures situées dans des pays ou territoires à la fiscalité très avantageuse peut être utilisée afin de dissimuler des actifs financiers et de frauder l’administration fiscale.

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Quelque 600 Français apparaissent dans l’enquête. Mais ces derniers peuvent être résidents fiscaux d’autres pays, à l’instar de Dominique Strauss-Kahn, qui affirme être résident marocain depuis 2013. « L’exemplarité fiscale est la clé de voûte de la confiance dans les institutions », a encore estimé Bruno Le Maire, se disant « choqué » par ces « Pandora Papers ».

Le Monde avec AFP