A Orléans, le Festival Hop Pop Hop célèbre l’éclectisme des guitares

Le groupe Serpent (au centre, le chanteur Mathieu Lescop) lors du festival Hop Pop Hop, au jardin de l’Evêché, à Orléans (Loiret), le 18 septembre 2021.

« Notre seule crainte, finalement, c’est la pluie », plaisante Fred Robbe, directeur et coprogrammateur du festival Hop Pop Hop, à Orléans. Malgré l’incertitude du Covid-19, qui a plané jusqu’en juillet pour les lieux culturels, la manifestation consacrée aux musiques émergentes (rock, pop, électro, hip-hop…) a réussi son pari de maintenir sa sixième édition, qui s’est tenue les 17 et 18 septembre dans la capitale du Centre-Val-de-Loire. Un double exploit, puisque déjà, en septembre 2020, le festival était l’un des rares événements musicaux à avoir lieu, entre les deux premiers confinements.

Quand tant d’autres gros festivals ont encore été contraints d’annuler leur édition cette rentrée (Rock en Seine, We Love Green…), Hop Pop Hop a réussi à passer entre les gouttes, grâce à une programmation plus modeste financièrement, mais pas moins exigeante artistiquement. Son avantage : pouvoir accueillir les festivaliers dans deux grandes cours à ciel ouvert, situées en plein cœur de la ville et à quelques dizaines de mètres l’une de l’autre : le jardin de l’Evêché et le Campo Santo. Un troisième lieu fermé, la salle de l’Institut, de 300 places, accueillait aussi des concerts.

Succès au rendez-vous

Si en 2020 le festival s’est tenu masqué, cette année les spectateurs n’ont plus besoin d’en porter en plein air (exception faite des équipes et des bénévoles), grâce à la mise en place du passe sanitaire. « Les discussions à ce sujet avec la préfecture se sont poursuivies jusqu’à début septembre », commente Fred Robbe, également directeur de l’Astrolabe, salle de concert de la ville fermée depuis dix-huit mois et qui rouvrira ses portes en octobre. Avec une programmation réunissant 27 groupes et un prix accessible (22 euros le passe pour deux jours), le succès a été au rendez-vous ; 6 000 billets ont été vendus, le samedi affichant complet.

Le disque rugueux de Laetitia Shériff, taillé pour la scène, prend ici toute sa dimension en configuration trio guitare-basse-batterie

Derrière la grandiose cathédrale baroque Sainte-Croix, le classieux jardin de l’Evêché du XVIIIe siècle (3 700 mètres carrés de surface), où ont été installés de jolis stands en bois et des food trucks, accueillait samedi après-midi le trio rock dissonant de Laetitia Shériff. La rockeuse bretonne porte en bandoulière une élégante Fender Jazzmaster couleur prune, instrument de prédilection de Nirvana, Dinosaur Jr. et Sonic Youth.

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