A Saint-Tropez, une chambre aux initiales B.B.

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Publié aujourd’hui à 16h00

En 1938, c’était un bistrot de pêcheurs au sol damier, bar en zinc et quelques tables. Après la guerre, pour les bandes d’artistes et d’intellectuels avides de soleil, de bains de mer et de simplicité, on y servira des sardines grillées, Boris Vian imaginera une boîte de nuit et, à l’étage, empiétant sur les maisons roses, ocres et jaunes attenantes, 21 chambres, dont 5 suites, verront le jour. La propriétaire, Simone Duckstein, a cédé l’affaire familiale qu’elle dirigeait depuis 1999 dans ce quartier en retrait, resté authentique.

Après huit mois de travaux, l’Hôtel La Ponche renaît en maison de famille estivale élégante, avec un restaurant-terrasse vue sur mer où déguster les assiettes méditerranéennes du chef Thomas Danigo. Dans le hall d’entrée carrelé noir et blanc, un tapis rouge réchauffe les meubles anciens. Quelques marches descendent au Saint Germain des Près, le pimpant bar de nuit recréé. La table de backgammon et la bibliothèque attendent le retour de la plage.

Aux murs, les feuillages en céramique vernissée de Victor Levai encadrent des lithos originales de Picasso, habitué de la première heure. La fresquiste Elvira Solana a décoré la petite salle à manger privatisable. Tomettes fraîches dans les escaliers qui mènent aux chambres, chacune portant le nom d’une célébrité fidèle au mythique établissement.

La chambre Brigitte Bardot de l’hôtel La Ponche.

Au troisième étage, la 1, dont la terrasse tropézienne au mobilier de fer forgé blanc années 1960 domine la plage miniature de la Ponche, est la chambre Brigitte Bardot. La star y passa en catimini sa première nuit avec le richissime playboy Gunter Sachs, qu’elle épousera en 1966. Bercé par le bruit des vagues, on s’y endort dans des draps de percale blanche brodés et ajourés.

Hôtel La Ponche, 5, rue des Remparts, Saint-Tropez (Var). Chambre Brigitte Bardot, de 600 à 1 800 € en haute saison. Chambres de 350 à 850 € en basse saison.

A 300 mètres : voyager depuis un bar anglais

Le bar de l'hôtel Sube.

Acajou, fauteuils club, banquettes capitonnées, anciennes maquettes de bateaux, immense comptoir sur lequel règne depuis des années l’affable Enzi, voilà pour le décor feutré de ce bar anglais planqué au premier étage de l’unique hôtel du vieux port, le Sube, qui fut relais de diligence au XIXsiècle. Parfait pour siroter un cocktail accompagné de tapas maison, boire un dernier verre, prendre un petit déjeuner complet (jusqu’à midi) sur le très prisé petit balcon avec vue sur les yachts à quai.

Hôtel Sube, 23, quai du Bailli-de-Suffren.

A 350 mètres : s’équiper pour la pétanque

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