A Toulouse, les nuits magiques du Printemps de septembre

Le dôme de l'hôpital La Grave, nouveau lieu d’exposition du festival toulousain Le Printemps de septembre.

D’un strip-tease burlesque à un hommage au Z (1969), de Costa-Gravas, de fakir dernier cri en crooner conceptuel, les nuits de ce 30e anniversaire promettent d’être agitées, dans une ville rutilante d’illuminations. Le premier week-end ouvre en fanfare avec un concert du groupe Zombie Zombie et, sans doute plus recueillie, une installation poétique, machine à se projeter dans le futur de Renaud Auguste-Dormeuil, sur le site de Port-Viguerie : dispersées sur le sol, des centaines de bougies reproduisent l’état du ciel dans cent ans précisément. Carte blanche est aussi offerte à Pauline Curnier Jardin, qui a souvent enchanté le festival de ses performances carnavalesques : elle convie trois musiciens proches de son univers fantasque, samedi 18 au soir, dans la cour de l’école d’art.

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Lecture de lettres perdues

Dans le jardin Raymond-VI, Samuel Pajand collabore avec l’organiste Vincent Thévenaz pour mettre en musique un champ de cierges industriels, qui compose une chorégraphie de tubes fluo. A deux pas, dans les cours de brique de l’hôpital La Grave, nouveau site pour le Printemps, Pascale Murtin dissémine son concert, justement intitulé « Eparpiller » : duos, trios ou quatuors, les polyphonies éclatent dans l’espace, au fil des déambulations. Lia Pradal et Camille Tallent s’inspirent, elles, des collections de peintures du Musée des Augustins et transposent leurs scènes païennes en univers sonores. Enfin, le même week-end, les Journées du matrimoine sont invitées dans la danse, grâce aux Tenaces, collectif de femmes de cirque.

Du 24 au 30 septembre, le Festival international de films sur la musique de la Gaîté-Lyrique, le FAME, s’exporte à Toulouse. Le 25 aura lieu l’un des projets les plus touchants : Adrianna Wallis organise un marathon de lecture de lettres perdues par La Poste. Voilà quatre ans qu’elle a convaincu l’institution de ne pas détruire les missives jamais arrivées à destination, et de les lui faire parvenir. Elle en fait le miel de son œuvre, les sauvant un peu de l’oubli. Que les oiseaux diurnes se rassurent, et notamment les familles, de nombreuses activités sont également organisées en journée, de parcours accompagnés en ateliers destinés aux enfants.

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Evénements en entrée libre, dans la limite des places disponibles. Pour les ateliers et les visites, permanence téléphonique du mercredi au vendredi de 12 à 18 heures, les samedis et dimanches de 14 à 18 heures, au 06.77.17.16.74.

Cet article a été écrit dans le cadre d’un partenariat avec le festival Le Printemps de septembre.