Aérien : négociations suspendues chez Groupe ADP à la veille de la grève

Le logo du Groupe ADP affiché lors de l’assemblée générale du groupe à Paris, le 20 mai 2019.

Les aéroports parisiens risquent d’être paralysés par la grève à partir de jeudi 1er juillet à l’occasion des premiers grands départs en vacances. Plusieurs réunions de négociations entre la direction de Groupe ADP, gestionnaire des plates-formes de Roissy-Charles-de-Gaulle et d’Orly, n’ont rien donné. Jusqu’à présent, la direction se refuse toujours à retirer son plan d’adaptation des contrats de travail (PACT). Il prévoit des baisses de rémunérations par la réduction de certaines primes. De même, les salariés qui refuseraient une baisse de leurs rémunérations pourraient être licenciés. Pour faire monter la pression, les syndicats CGT, UNSA et CFE-CGC ont déposé un préavis de grève du 1er au 5 juillet.

Selon ceux-ci, le premier round de négociations, mardi 29 juin, « ne s’est pas très bien passé ». La direction « ne veut pas retirer son projet au prétexte qu’il a été validé par la direction générale du travail », explique Daniel Bertone, secrétaire général de la CGT chez Groupe ADP.

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Les organisations syndicales sont vent debout contre le plan de la direction qui, selon elles, pourrait entraîner jusqu’à 20 % de baisses de rémunérations. « C’est inexact », a rétorqué Augustin de Romanet, PDG de Groupe ADP, interrogé, mardi, sur RTL. « Au-delà de 7 %, nous compensons toutes les pertes et 88 % de nos collaborateurs ne perdront pas plus de 4 % », a-t-il précisé.

Pourtant, selon les syndicats, le climat a quelque peu changé depuis la forte mobilisation des salariés à l’occasion d’une première journée de grève, vendredi 18 juin. A en croire M. Bertone, Groupe ADP aimerait désormais trouver « une issue honorable à la crise sans remettre en cause son projet ».

« Nouvelles propositions »

La direction semble coincée entre des salariés très remontés et des compagnies aériennes inquiètes de possibles perturbations sur leurs activités. A la veille du conflit, M. de Romanet a tenté de rassurer les compagnies et les futurs passagers : « Notre effort visera à ce que les avions soient tout au plus retardés, mais, voilà, il n’est pas question pour nous d’avoir des inconvénients pour les passagers qui excèdent ce qui serait raisonnable. »

Une deuxième réunion des syndicats avec la direction, mardi après-midi, « n’a pas permis de lever les préavis de grève à ce stade », s’est désolé Daniel Bertone. Toutefois, reconnaissent les syndicats, Groupe ADP « a formulé de nouvelles propositions pour mieux encadrer les baisses de rémunérations ». De son côté, la direction affiche « une volonté d’aboutir » portée par « des propositions enrichies ».

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