Anne Hidalgo bien entourée à Lille : c’est peut-être un détail pour vous

Anne Hidalgo lors de la convention d’investiture du Parti Socialiste, le 23 octobre 2021, au Grand Palais de Lille.

Tout sourire

Ne croyez pas les sondages. Ne vous fiez pas au silence médiatique. N’écoutez pas les persifleurs et les chauffeurs de taxi parisiens. Anne Hidalgo va bien, très bien. Le week-end dernier, au Grand Palais de Lille, à l’occasion d’une convention d’investiture aux allures de grand meeting, la maire de Paris était même rayonnante, entourée de ses amis du Parti socialiste et d’une foule de militants gonflés à bloc. Appelons ça l’air de la campagne.

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Au nom de la rose

Anne Hidalgo s’est présentée sur scène, une fleur à la main, une rose évidemment. L’occasion de rappeler que nous fêtons cette année les 50 ans du symbole. C’est en 1971, à l’occasion d’élections municipales à Paris que la rose fut pour la première fois utilisée par le PS. A l’époque, la fleur avait été choisie aux dépens de deux autres pistes : un joli œillet et un bouquet reprenant une esthétique plus flower power qui aurait pu susciter de faux espoirs de victoire.

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Zone grise

Samedi dernier, à Lille, tout le Parti socialiste était derrière Anne Hidalgo. Sur scène, dans l’ombre de la candidate, on remarqua d’abord Olivier Faure, son sourire discret, son regard soucieux et ses tempes grisonnantes. A quelques mois d’une présidentielle bien mal engagée, faut-il rappeler qu’une théorie affirme que les tempes, dont le nom est dérivé du mot latin tempus, sont les parties du corps qui témoignent le plus du temps qui passe ? Inutile, sans doute.

Couleur politique

Dans la foulée, un Perfecto jaune, situé non loin d’Olivier Faure, nous sauta aux yeux, et nous rappela que cette veste en cuir a fait un long chemin. Inventée en 1928 par Irving Schott à la demande d’un concessionnaire de motos de Long Island, désireux de fournir à ses clients un blouson susceptible de les protéger en cas de chute en Harley-Davidson, elle est aujourd’hui la veste préférée de femmes politiques souhaitant afficher un air jeune et dynamique. Comme quoi.

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Touche british

Finalement, au terme de ce tour d’horizon socialiste, c’est Bernard Cazeneuve que l’on vit. Ce jour-là, l’ancien premier ministre portait une veste-chemise (les Anglais, petits malins, disent parfois shacket, contraction des mots shirt et jacket) taillée dans une laine à motif carreaux de fenêtre (windowpane, en anglais). Une veste rare, qui ne contribuera sans doute pas à rajeunir l’image du parti mais pour laquelle nous votons volontiers. Désolé, chère Anne, de casser ainsi l’ambiance.