Assurance-vie : les questions à se poser avant de se lancer

Parmi les points à avoir en tête quand on fait ses premiers pas en assurance-vie : les frais facturés varient beaucoup d’un établissement à l’autre.

Ce n’est pas sans raison que l’on qualifie souvent l’assurance-vie de « couteau suisse » de l’épargne : son extrême souplesse lui permet de s’adapter à un large panel de besoins patrimoniaux, à tous les moments de la vie.

Mais avant de souscrire à ce produit et d’en découvrir l’étendue des possibilités, mieux vaut en maîtriser le fonctionnement de base.

  • Qu’assure l’assurance-vie ?

Rien ! Contrairement à ce que son nom laisse croire, il ne s’agit pas d’une assurance mais d’un produit de placement ordinaire. Son appellation est le fruit de l’histoire : à l’origine, l’assurance-vie garantissait le versement d’un capital à son souscripteur s’il était encore en vie à un âge ou une date déterminée.

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Il ne faut donc pas la confondre avec l’assurance-décès qui, elle, prévoit le paiement d’un capital, dont le montant est fixé par le contrat, à des bénéficiaires si l’assuré meurt durant la période d’assurance.

  • Auprès de qui peut-on souscrire ce produit ?

Elle est proposée par de nombreux établissements : les banques (par le biais d’une filiale), les mutuelles et compagnies d’assurances, les conseillers en gestion de patrimoine mais aussi les intermédiaires d’assurances, comme les agents généraux, les courtiers physiques ou en ligne, etc.

  • Pourquoi me demande-t-on de désigner des bénéficiaires ?

Lors de la souscription de votre contrat, vous devrez inscrire le nom de la ou des personnes à qui l’assureur devra attribuer les capitaux de votre contrat si vous décédez. C’est un point important, qui conditionne les avantages fiscaux et civils lors des successions.

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  • Mon épargne est-elle bloquée pendant huit ans ?

Non, les sommes investies en assurance-vie restent disponibles en permanence et ne supportent aucun blocage. Il suffit en général de quelques jours ou semaines pour les récupérer en cas de besoin. La durée de huit ans est recommandée pour des raisons fiscales : c’est à compter de ce cap que la fiscalité est la plus avantageuse.

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  • Sur quels supports peut-on investir ?

Vous avez le choix entre le fonds en euros, garanti, et les « unités de compte », qui sont indexées sur la valeur des produits financiers sous-jacents. C’est généralement un conseiller de l’établissement auprès duquel vous avez choisi de souscrire qui vous aidera à déterminer la meilleure répartition entre ces compartiments, selon vos objectifs, votre patrimoine et les réponses que vous aurez apportées au questionnaire qui vous aura été soumis lors des premiers contacts.

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  • Quels frais s’appliquent ?

L’assurance-vie a la réputation d’être assez lourdement chargée en frais, mais il y a d’importantes différences entre les établissements et les intermédiaires. Vous devrez, en général, payer des frais sur versements (jusqu’à 5 % des montants investis), des frais de gestion annuels sur les capitaux accumulés (de 0,5 % à 1 %), et des frais d’arbitrage quand vous modifierez la répartition de votre épargne (en passant, par exemple, d’un fonds en actions à un fonds d’obligations).

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