Astérix, Largo Winch, Enki Bilal… Neuf expos autour de la BD

Vue de l’exposition « Uderzo » au musée Maillol, à Paris, prise le 26 mai 2021.

LA LISTE DE LA MATINALE

Signe supplémentaire de l’intérêt qu’elle suscite, la bande dessinée se déploie de plus en plus sous la forme d’expositions – à Paris mais aussi Cherbourg (Manche), Lille, Landerneau (Finistère), Epinal… – et pas seulement dans le cadre de ses traditionnels festivals.

« Emmanuel Guibert, en bonne compagnie » : au rendez-vous des copains

Crayonné de « Martha et Alan » (L’Association), d’Emmanuel Guibert.

Une trop courte exposition pour un si grand talent. Pandémie oblige, l’accrochage consacré par le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême à Emmanuel Guibert, le Grand Prix de sa 47e édition, ne durera qu’à peine six semaines (19 mai-27 juin) au lieu des six mois initialement prévus.

Auteur d’une œuvre virtuose placée sous le signe de l’empathie, le créateur du Photographe et de La Guerre d’Alan a fait de l’amitié le fil conducteur de ce parcours installé au musée situé sur les hauteurs de la cité charentaise.

Invités par l’artiste, la buriniste Cécile Reims, le calligraphe Ye Xin, la peintre Micheline Bousquet, le photographe Alain Keler ou encore la dessinatrice Fiamma Luzzati présentent des pièces au milieu d’une riche collection de dessins, planches, gravures et autres lithographies exécutés par un Guibert plus protéiforme que jamais.

Cocréé avec le dessinateur Marc Boutavant, l’âne Ariol, autre facette de son talent bien connue des jeunes lecteurs, propose de visiter sous la forme d’un jeu de piste les collections permanentes d’archéologie et d’arts européens du musée. Frédéric Potet

« Emmanuel Guibert, en bonne compagnie », Musée d’Angoulême. Jusqu’au 27 juin. De 3 € à 5 €.

« Uderzo, comme une potion magique » : Astérix et les autres avant lui

Couverture des « Aventures de Clopinard », d’Albert Uderzo.

De son vivant, jamais Albert Uderzo n’avait eu droit à une rétrospective. L’oubli est réparé avec la très belle exposition que le Musée Maillol (Paris) a décidé de consacrer au dessinateur d’Astérix. Le déroulé chronologique est classique, évoquant l’enfance du petit « Alberto », ses influences (Walt Disney, Milton Caniff), ses premiers personnages (Clopinard, Belloy, Oumpah-Pah…), ses dessins de presse pour France-Soir ou France Dimanche.

Mais c’est évidemment la partie consacrée aux aventures du petit Gaulois qui se taille la part du lion, avec d’innombrables crayonnés, planches, couvertures, pour une bonne part jamais montrés au public. Au total, plus de 250 originaux ont été prêtés par la famille de l’auteur et par la Bibliothèque nationale de France, à qui Uderzo avait fait don des planches de trois albums d’Astérix.

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