Au Vietnam, Hanoï inaugure son premier métro

Le métro urbain de la ville circulant le long de la ligne Cat Linh-Ha Dong, lors de son premier jour d’exploitation à Hanoï, le 6 novembre 2021.

Il a fallu dix ans pour achever la ligne Cat Linh-Ha Dong. Hanoï, qui compte plus de cinq millions de mobylettes, a inauguré, samedi 6 novembre, sa première ligne ferroviaire urbaine, les autorités s’efforçant de réduire le trafic et la pollution, qui pèsent de plus en plus sur la capitale vietnamienne.

Après des années de retard et un quasi-doublement des coûts de construction, une rame a quitté la gare de Cat Linh, près du centre de la ville, pour son premier voyage de 13 kilomètres vers l’est densément peuplé.

Une famille fait la navette dans le premier métro urbain de la ville le long de la ligne Cat Linh-Ha Dong, à Hanoï, le 6 novembre 2021.

Des passagers sont arrivés tôt pour prendre la pose devant le nouveau train rutilant, avant que de jeunes enfants à bord ne puissent regarder avec émerveillement par les grandes fenêtres la capitale vietnamienne qui défilait à toute vitesse.

Décongestionner le trafic

L’agglomération bourdonnante de neuf millions d’habitants est connue dans le monde entier pour ses foules denses de mobylettes qui remplissent les rues de la ville et rendent la vie périlleuse aux piétons qui tentent de traverser.

Selon la police, le nombre de deux-roues sur les routes est passé de deux millions en 2008 à 5,7 millions en 2020. Le nombre de voitures est également passé de 185 000 à 700 000 au cours de la même période. Les habitants restent souvent des heures coincés dans les embouteillages, et rares sont ceux qui choisissent de prendre le bus, seule option de transport public disponible jusqu’à présent.

A bord du premier métro urbain d’Hanoï, le 6 novembre 2021.

Selon le département de la protection de l’environnement d’Hanoï, le trafic est également une source majeure de pollution atmosphérique dans la capitale. Les mois d’hiver, l’indice de la qualité de l’air (IQA) atteint fréquemment des niveaux « malsains ».

Le chemin de fer permettra de « décongestionner le trafic, de limiter le nombre de véhicules privés, de réduire la pollution de l’environnement et de contribuer au changement des déplacements dans les centres-villes », s’est réjoui samedi Vu Hong Son, du ministère des transports.

La construction de la ligne Cat Linh-Ha Dong a été interrompue à plusieurs reprises en raison de problèmes de sécurité et de la spirale des coûts qui a fait grimper les dépenses à près de 900 millions de dollars (780 000 millions d’euros) par rapport au budget initial de 550 millions de dollars.

Neuf lignes supplémentaires sont prévues pour Hanoi d’ici à 2030.

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Le Monde avec AFP