Aux Rencontres d’Arles, une fréquentation en baisse de 26 % pour la semaine professionnelle

Exposition « Une vie de photographe », de Sabine Weiss, le premier jour du festival de photographie Les Rencontres d’Arles, à Arles (Bouches-du-Rhône), le 4 juillet 2021.

Les Rencontres d’Arles, le plus ancien festival de photographie mondial, ont vu s’achever leur semaine professionnelle, du 4 au 11 juillet, avec une chute de fréquentation de 26 %. Une baisse prévisible alors que la situation sanitaire a drastiquement limité, cette année, la venue des étrangers habitant hors d’Europe : « Les visiteurs étrangers, qui constituaient 45 % de la fréquentation en 2019, représentent néanmoins encore 20 % en 2021. La participation du public français, quant à elle, reste stable », a indiqué la direction du festival dans un communiqué de presse, lundi 12 juillet.

Le festival a reçu près de 10 000 visiteurs, contre 19 000 en 2019, et a dû annuler sa grande « nuit de l’année », événement très populaire pour lequel il était prévu cette année que la foule déambule dans la friche industrielle des anciennes Papeteries Etienne, mais il a pu maintenir trois soirées au théâtre antique (avec des jauges réduites à 999 personnes), ainsi que près de 55 rendez-vous avec le public (rencontres, signatures, etc.). Avec 35 expositions, la programmation était plus resserrée qu’en 2019, année où le festival avait fêté son 50anniversaire avec une cinquantaine d’expositions dispersées dans un très grand nombre de lieux.

« Une renaissance »

« Cette semaine de festival, telle une “renaissance”, a permis de renouer avec l’ADN des Rencontres, où se tissent tant de liens, à travers les 35 expositions, les multiples débats animés, rencontres et nuits photographiques », ont écrit dans leur déclaration commune le directeur du festival, Christoph Wiesner, et la directrice adjointe, Aurélie de Lanlay.

Les principaux prix remis lors de ces rencontres ont récompensé Liz Johnson Artur (prix Women in Motion), Tarrah Krajnak et Ilanit Illouz (prix Découverte Louis Roederer), ainsi que Moe Suzuki (prix Luma Dummy Book Award).

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Les prix du livre ont, eux, été décernés à Duane Michals pour The Idiots Delight (Editions Bessard, 75 euros), John Cage: A Mycological Foray (Ateliers Editions, 2020), To Make Thier Own Way in the World: The Enduring Legacy of the Zealy Daguerreotypes (Aperture, 2020), et à Mashid Mohadjerin pour Freedom Is Not Free (Royal Academy Fine Arts, Anvers, 184 pages, 52 euros).