Avec « Carnet de terre Adélie », Ushuaia TV prend le relais de la base Dumont d’Urville en Antarctique

La base scientifique Dumont d’Urville en Antarctique.

USHUAIA TV – MERCREDI 22 SEPTEMBRE À 20 H 45 – REPORTAGE

A ceux que l’Antarctique fait rêver, qui craquent devant la démarche oscillante d’un manchot et seraient prêts à (presque) tout pour voir « en vrai » la barrière de glace du continent blanc, Carnet de terre Adélie devrait ouvrir de nouveaux horizons.

Ce soir, embarquement en Tanzanie pour suivre le passage de relais, en mars 2017, entre les équipes « hivernantes » 66 et 67 (les 66e et 67e missions depuis la création par Paul-Emile Victor des expéditions polaires en 1947) de la base Dumont-d’Urville en terre Adélie, le territoire français sur le continent blanc. Des scientifiques, mais pas seulement. Voici Mathieu, responsable de l’entretien et de la restauration de bâtiments, ou Jean-Louis, chef cuisinier, qui revient depuis trente-huit ans.

Aux manettes de cette expédition dans l’expédition, Michel Izard. Pas le grand ethnologue du CNRS né en 1931 et mort en 2012, mais le reporter de TF1, grand spécialiste des Terres australes. Celui qui fit l’hiver dernier, à bord d’un navire des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), une tournée de ces « confettis » classés au Patrimoine mondial de l’Unesco, dans le sud de l’océan Indien, entre l’Afrique et l’Antarctique.

« Les mers les plus tourmentées de la planète »

Omniprésent au commentaire mais aussi à la réalisation et à l’image, fidèle au format du « carnet de route », le reporter détaille chaque étape du voyage. Qui passe par Hobart en Tasmanie, où l’on embarque sur L’Astrolabe, dans le sillage de l’explorateur Jules Dumont d’Urville (1790-1842), découvreur de la terre Adélie. Ce brise-glace assure trois fois par an la liaison vers la base française au cœur de l’Antarctique. Ushuaia.tv. prévient : « Cinq jours dans les mers les plus tourmentées de la planète avant d’atteindre la banquise. »

Le capitaine Stanislas Devorsine et son second se disent habitués à naviguer « à l’œil » entre les plaques de glace, avant de se retrouver bloqués à 70 kilomètres du but. Le reste du trajet se fera en hélicoptère, par rotation. Jusqu’à ce qu’« une ligne comme un trait de pinceau sur une aquarelle » annonce le continent antarctique, commente Michel Izard. Les envolées lyriques du journaliste, son timbre de voix caractéristique, peuvent séduire ou engourdir. Jusqu’à l’arrivée – enfin ! – à la base Dumont-d’Urville.

Le carnet de route fait partager le quotidien des habitants de la base, leurs missions scientifiques, axées sur les mesures de la glace, les relevés de températures, l’étude des manchots Adélie (une espèce sentinelle). Cette année, les poussins ne sont pas assez nourris, la glace étant trop présente pour la saison. En cause, le réchauffement climatique, aussi contre-intuitif que cela paraisse.

Mais le temps presse. Après un bref détour par l’îlot historique où, le 21 janvier 1840, l’expédition de Dumont d’Urville aurait débarqué, le grand départ s’organise. Seuls vingt-trois « hivernants » restent jusqu’à la prochaine relève, en décembre.

Carnet de terre Adélie, de Michel Izard et Bertrand Lachat (Fr., 2017, 52 min).