Avec « Cuisine ouverte », Mory Sacko prend son envol sur France 3 depuis les toits de Paris

Le chef Mory Sacko (à gauche) et l’acteur Thibault de Montalembert, lors du tournage de l’émission « Cuisine ouverte » sur le toit des Galeries Lafayette, à Paris (8e), lundi 11 octobre 2021.

FRANCE 3 – SAMEDI 30 OCTOBRE À 20 H 25 – EMISSION

Une carrière qui s’envole pour un jeune chef qui a choisi le héron comme emblème de son restaurant – le MoSuke, à Paris (14e) –, ce n’est pas vraiment surprenant. Jugez plutôt : quatre mois après l’ouverture, en septembre 2020, le guide Michelin lui attribuait sa première étoile. Dans la foulée, la productrice Catherine Barma lui proposait d’incarner une émission culinaire d’un nouveau type.

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Il fallait alors de l’audace. Et nul ne nie les débuts difficiles. Une trentaine de numéros plus tard, Mory Sacko mène sa Cuisine ouverte avec aisance. Et Paris à ses pieds, puisque le tournage, auquel nous avons assisté lundi 11 octobre, a lieu sur le toit des Galeries Lafayette, sur les Grands Boulevards.

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Comme l’impose le concept, le plan de travail avec four, plaques et pléthore d’ustensiles, a été installé en extérieur, avec son lot de câbles, de vent, de lumière changeante, de bruit – seule la moitié de la terrasse est privatisée. Semblant ne pas voir les quatre caméras braquées sur lui, Mory Sacko converse en toute décontraction avec son invité, l’acteur Thibault de Montalembert, faisant abstraction de l’oreillette qui lui distille les directives de l’ingénieur du son, des guêpes qui rallongent les prises, du siphon bouché au cumin… Moins à l’aise, son hôte, ex-pilier de la série Dix pour cent, est venu faire un peu de promo en tablier, avant d’empoigner le fouet.

Un plat emblématique

Comme à chaque fois en effet, le duo doit réellement préparer un plat emblématique du lieu où il se trouve. Pour la capitale, ce sera « l’œuf mayo », une recette plus physique qu’on ne l’imagine, la mayonnaise étant ici montée manuellement en sabayon avant de passer – comme souvent avec Mory Sacko – au siphon. Pendant ce temps, un troisième invité, le chef Pascal Barbot, prépare sa version devant ses propres fourneaux.

Mory Sacko ne juge pas le vin « utile » – excepté lorsqu’il a cuisiné à Saint-Emilion (Gironde)

Pascal Barbot a lui aussi son actualité. En attendant la réouverture en 2022 de son restaurant L’Astrance (rétrogradé de trois à deux étoiles au guide Michelin en 2019), il vient de reprendre Cèna dans le 8e arrondissement de Paris. Mais pour l’heure, il dresse ses œufs en coquille avant de rejoindre Mory Sacko et Thibault de Montalembert pour la dégustation finale… accompagnée d’un simple verre d’eau. Un choix que le jeune chef assume, ne jugeant pas le vin « utile » – excepté lorsqu’il a cuisiné à Saint-Emilion (Gironde), où « cela aurait été un crime de lèse-majesté », ironise-t-il.

Chaque lieu a son histoire. Savait-il que, le 19 janvier 1919, Jules Védrines atterrissait sur ce même toit, dans le cadre d’une opération promotionnelle du grand magasin ? Mory Sacko préfère évoquer un autre vol, celui qu’il a effectué jeudi 7 octobre, à bord du Falcon présidentiel, en compagnie du président Emmanuel Macron, après avoir préparé le cocktail salé donné dans le cadre du sommet annuel France-Afrique, à Montpellier. De quoi, à 29 ans, avoir la tête dans les nuages.

« Cuisine ouverte », émission hebdomadaire présentée par Mory Sacko, réalisée par Julien Lalanne (Fr., 2021, 45 min). Disponible en replay sur France.tv.