Avec Global Citizen Live, le retour des grands concerts caritatifs

Christine and the Queens au concert Global Citizen Live à Paris , le 25 septembre 2021.

Des concerts à vocation caritative dans différentes métropoles, on n’en avait plus vus depuis le Live 8 de 2005, qui intervenait vingt ans après le Live Aid fondateur de 1985, tous deux à l’initiative du chanteur irlandais Bob Geldof.

Le Global Citizen Live a renoué, samedi 25 septembre, avec ce type d’événements en affichant sa parenté avec les précédents jusque dans le manche de guitare utilisé comme logo. A une échelle moindre, par la faute de la pandémie de Covid-19.

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Les vingt-quatre heures de musique en continu, réunissant une soixantaine d’artistes, se sont concentrées sur deux grandes scènes installées sur le Champ de Mars, à Paris, et à Central Park, à New York, Los Angeles bouclant le tour du cadran par un concert au Greek Theatre. Des interventions, souvent préenregistrées, depuis Londres, Lagos, Mumbai, Sydney ou Rio, ont complété le dispositif dont la logistique était assurée par un géant du spectacle vivant, la multinationale californienne Live Nation.

« La musique est un puissant facteur de mobilisation »

Le slogan de 2005 – « Faire de la pauvreté une histoire ancienne » – est toujours à l’ordre du jour en 2021 pour Global Citizen, fondé à Melbourne en 2008 par le philanthrope Hugh Evans. Si le concept de « citoyen du monde » a aujourd’hui du plomb dans l’aile avec l’offensive du souverainisme, cette ONG, méconnue en France, qui entend éradiquer la pauvreté vers 2030 n’en organise pas moins depuis 2012 un festival annuel à Central Park.

« La musique est un puissant facteur de mobilisation, relève sa vice-présidente, Friederike Roëder. L’idée de concerts en simultané dans des capitales était prévue en 2020 pour les cinq ans de l’accord de Paris sur le climat. » Le Covid-19 a reporté le rendez-vous d’un an et la lutte contre la pandémie a été ajoutée au programme afin de « partager un milliard de doses de vaccin avec ceux qui en ont le plus besoin ».

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Famine, pandémie, climat. Cela semble faire beaucoup mais Friederike Roëder répond qu’« on ne peut pas s’attaquer à l’un en négligeant l’autre : la famine, qui touche plus de quarante millions de personnes, est aggravée par le changement climatique, la lutte contre la pauvreté inclut l’accès aux soins… Moins de 3 % des populations des pays à faibles revenus ont été vaccinées ». De même que le Live 8 entendait faire pression, à l’époque, sur un sommet du G8, cette mobilisation intervient en amont de celui du G20 prévu à Rome le 30 octobre et de la COP26, qui doit débuter à Glasgow le 1er novembre.

A Paris, 20 000 spectateurs ont pu obtenir des billets sans bourse délier. Il leur a fallu intervenir (par un tweet, un courriel ou la signature d’une pétition) sur la plateforme de Global Citizen pour obtenir des points et pouvoir participer à des tirages au sort.

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