Avec son plan stratégique 2030, Volkswagen compte faire rimer électrique et rentable

Inspection sur la chaîne de production du modèle électrique ID.4 de Volkswagen , le 18 septembre 2020, en Allemagne.

De « Das Auto » à « New Auto »… Le numéro 1 mondial de l’automobile, le groupe Volkswagen, a dévoilé mardi 13 juillet son plan stratégique 2021-2030 (baptisé « New Auto »), qui fait la part belle à l’électrique et au numérique, ce qui, affirme le constructeur aux douze marques, lui permettra d’augmenter sa rentabilité et d’atteindre une marge opérationnelle de 8-9 % dès 2025, contre 7-8 % précédemment envisagés et 7 % aujourd’hui.

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Confirmant un effort d’investissement 2021-2025 sans égal de 73 milliards d’euros dans la mobilité de demain essentiellement électrique (soit la moitié des investissements totaux), Volkswagen estime que, dans moins de dix ans, 50 % de ses ventes seront purement électriques et qu’en 2040, quasiment 100 % de ses nouveaux véhicules dans les grands marchés seront à zéro émission de CO2. Les profits de l’entreprise devraient graduellement migrer du véhicule thermique vers le véhicule électrique et le différentiel en termes de coût d’une motorisation à combustion interne devrait avoir disparu dans deux à trois ans.

Ce passage d’un modèle à un autre implique un effort industriel titanesque en plusieurs temps. D’abord, « un marché du thermique robuste (…) financera et accélérera la transition vers les voitures électriques », dit le groupe, grâce en particulier à une réduction des coûts (baisse des coûts fixes de 5 % en deux ans, des coûts d’achat de 7 %, moins de modèles, moins de motorisations).

Des coûts de fabrication réduits

Ensuite, les normes environnementales bridant la rentabilité des moteurs à combustion, c’est la marge des électriques qui prendra le relais avec des coûts de fabrication réduits, réalisés grâce à l’organisation autour d’une seule plate-forme industrielle électrique universelle appelée SSP (Scalable Systems Platform), qui remplacera les cinq actuelles (trois thermiques, deux électriques) à partir de 2026 et garantissant des synergies « sans équivalent ».

La baisse du coût de revient sera portée par l’implantation de six gigafactories de batteries en Europe

La baisse du coût de revient des voitures électriques point sera également portée par l’implantation de six gigafactories de batteries en Europe. La première, en Suède, construite avec la start-up Northvolt, sera opérationnelle en 2023. La deuxième sera édifiée dans le nord de l’Allemagne, en collaboration avec le chinois Gotion High-Tech (et pas Northvolt, comme annoncé précédemment) et entrera en production en 2025. Volkswagen a indiqué que l’Espagne, où le groupe envisage de localiser sa production de petits véhicules électriques, serait le troisième pays d’implantation.

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