Bashung, Maradona, Assange ou Franco… Six replays pour le week-end

LA LISTE DE LA MATINALE

Bashung, Maradona, Assange, Leos Carax… Des mythes et des icônes de toutes sortes dans les replays de rentrée sur les chaînes et les plates-formes. Pour le meilleur et pour le pire. De la trajectoire vertigineuse du chanteur de Gaby à celle du « Pibe de oro », qui savait faire usage de sa « main de Dieu »… Du parcours obscur d’un dénommé Francisco Franco à celui, entre ombre et lumière, du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange. De la marionnette magique de Leos Carax à Cannes aux marionnettistes des sites et films de fake news, qui savent si bien profiter du « système » qu’ils dénoncent.

Bashung, les vertiges de l’« éternel loser » devenu star

Alain Bashung sur le tournage du téléfilm « Jusqu’à ce que le jour se lève », de Bernard Villiot, en 1990.

« Il voyageait en lui, toujours… il réfléchissait tout le temps. » En treize albums, et avec treize Victoires de la musique, l’auteur d’Osez Joséphine (1991) s’est hissé au sommet, avant de disparaître en 2009, à 64 ans. Des longues années de galère au succès populaire, ce portrait intime du chanteur nous montre, au-delà de son statut de personnalité importante de la chanson française, ses failles, ses interrogations, ses doutes – ses joies aussi. « J’ai très peur du bonheur béat, je sais pas ce que c’est et je suis pas fait pour ça, peut-être », disait celui qui n’hésitait pas à se qualifier de « loser professionnel ».

Moult témoignages, de son épouse Chloé Mons au guitariste Yan Péchin, viennent en regard de multiples extraits d’émissions télévisées, d’entretiens réunis par Thierry Gautier, Sylvain Leduc et Didier Varrod pour leur documentaire Osez Bashung ! Images et souvenirs des premiers temps, avant la reconnaissance que lui octroie Gaby Oh Gaby en 1980, après une quinzaine d’années anonymes (son premier 45-tours remonte à 1966). Et puis la gloire, enfin. En 1981, c’est Vertige de l’amour. Mais toujours le doute, un pas en avant, pour savourer le succès, un en arrière pour s’en inquiéter, éviter la redite, naviguer au près serré entre ambition artistique et lien avec le grand public. Cet équilibre que trouveront Osez Joséphine, Chatterton, Fantaisie militaire… « Une décennie merveilleuse », résume Jean Fauque, parolier et ami de longue date de Bashung. Sylvain Siclier

« Osez Bashung ! », de Thierry Gautier, Sylvain Leduc et Didier Varrod (France, 2021, 52 min). Sur France.tv jusqu’au 12 octobre.

Maradona, « enfant de la balle » pour l’éternité

C’est un véritable culte qui s’est déployé autour du footballeur argentin disparu en novembre 2020. A la croisée de la littérature, de la poésie et du football, « El Pibe de oro » (le « gamin en or ») a frappé les esprits par sa transgression des règles et sa capacité à incarner le triomphe des plus faibles. Séduisant jusqu’à ceux qui ne l’ont jamais vu disputer un match. Cette « grande traversée » proposée par l’émission éponyme de France Culture brosse le portrait de celui qui « transformait la boue en or ». Une véritable mystique autour de ce fils d’une famille ouvrière de sept frères et sœurs parvenu au sommet de l’Olympe du football mondial, à Naples puis à la tête de l’équipe d’Argentine, championne du monde en 1986.

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