Bourges se porte candidate au titre de Capitale européenne de la culture 2028

Des festivaliers du Printemps de Bourges devant le Palais d’Auron avant le concert de Jean-Louis Aubert, le 22 juin 2021, à Bourges (Cher).

Entre les vestiges d’un rempart gallo-romain, le palais Jacques-Cœur et les maisons à colombages, le centre historique illustre la diversité de l’offre culturelle de Bourges (Cher). A seulement dix minutes à pied du centre-ville, le dépaysement est total lorsqu’on se promène dans les marais maraîchers. Aujourd’hui classés et protégés, ils s’étendent sur 136 hectares et sont cultivés en jardin par les habitants. Le joyau reste cependant la cathédrale Saint-Etienne, inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1992, qui a pour spécificité de posséder cinq portails.

Principalement connue pour ce monument et pour le Printemps de Bourges, la capitale du Berry possède un patrimoine culturel riche, qui justifie, selon son maire, Yann Galut (PS), une candidature de la ville au titre de Capitale européenne de la culture 2028. L’édile en a fait l’annonce officielle samedi 26 juin, au moment où se tient le festival de musiques actuelles, centré sur la création et l’émergence de jeunes artistes. D’autres communes, comme Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Nice (Alpes-Maritimes) ou Rouen (Seine-Maritime) sont également candidates. Les résultats seront connus à la fin de 2023. En 2028, une ville française et une autre tchèque seront nommées.

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Pour appuyer sa candidature, la mairie de Bourges met également en avant le fait que la ville, préfecture du Cher, accueille l’une des six Ecoles nationales supérieures d’art françaises, l’ENSA Bourges, spécialisée en arts visuels. Celle-ci a collaboré avec l’association culturelle l’Antre Peaux pour mettre à l’honneur l’art contemporain à travers Bourges Contemporain, qui fédère quatorze expositions cette année – que l’on peut visiter jusqu’au 19 septembre. En septembre aura lieu l’inauguration de la nouvelle Maison de la culture, composée de deux salles de cinéma, d’une salle de répétition et de deux salles de spectacle. La ville avait accueilli la deuxième Maison de la culture (après Le Havre, en 1961), inaugurée par André Malraux, en 1963.

Une « nouvelle Villa Médicis d’Europe »

Entre art contemporain, festival de musique, arts visuels et patrimoine historique, Bourges compte jouer la carte de la diversité. Le maire envisage d’axer la candidature de Bourges sur l’importance accordée aux artistes. L’objectif est de créer des logements et des ateliers qui leur sont destinés, mais aussi de s’intéresser au statut social ou encore à la santé de ces derniers. Yann Galut souhaiterait que sa ville devienne une « cité des artistes européenne » et un haut lieu de création et de collaboration artistique. Il n’hésite pas à dire que son ambition est d’en faire la « nouvelle Villa Médicis d’Europe ».

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