Burberry : trench-coat taillé dans le dos et veston d’homme au décolleté plongeant

Burberry.

« Instinct animal ». C’est ainsi que Riccardo Tisci a baptisé sa collection printemps-été 2022 pour Burberry, présentée en vidéo le lundi 27 septembre, le même jour que le coup d’envoi de la semaine de la mode parisienne. Tout un programme. A la tête du style de l’illustre maison anglaise depuis 2018, Riccardo Tisci n’a cessé de jouer avec les codes de Burberry – le trench-coat, les carreaux… – tout en injectant sa patte – du noir, une allure sexy, des imprimés forts. Cette saison, il illustre ce mélange des genres en poussant le curseur un peu plus loin dans sa mise en scène.

Dans une immense pièce aux fenêtres cathédrales – est-ce un hangar, une église ? –, les mannequins déambulent entre ce qui semble être des montagnes de paillettes, puis franchissent une pièce recouverte de manches de trench-coat plaquées, donnant l’illusion d’une chambre antibruit capitonnée. Puis, le long d’un couloir sombre, les voilà soufflées par le vent puissant d’un ventilateur, avant d’arpenter un autre corridor dont les murs sont incrustés d’enceintes sonores. L’absence de musique, qui laisse entendre les pas des mannequins donne à l’ensemble une vertu presque apaisante.

Des casquettes de base-ball aux oreilles de chat

Tout au long de ce parcours, des images de danseurs dénudés de rave-party viennent parfois surprendre les filles, sans que cela n’arrête leur cadence et leur air décidé. « Cette vidéo représente la liberté de l’imagination, comment nous rêvons de revenir à la vie. Je tenais à l’idée que l’on franchisse différents espaces immersifs, chacun unique et inattendu dans les sons, les textures et l’expérience. Cela correspond à l’idée d’une réalité infinie que l’on touche chaque jour du doigt », détaille Riccardo Tisci dans sa note d’intention.

Une explication un peu alambiquée, qui fait écho aux vêtements de la collection jouant la déconstruction. Le trench-coat iconique est taillé dans le dos pour révéler des maillots de bains aux imprimés abstraits, une série de robes courtes sont parées de motifs colorés, de longs pantalons fuseaux accompagnent de grandes capes ou des vestons d’homme au décolleté plongeant…

Côté accessoires, le designer introduit sur son podium un nouveau sac baptisé « Rhombi », à la forme d’ellipse que l’on porte à bout de bras ou à l’épaule. On retrouve aussi des casquettes de base-ball en coton aux oreilles de chat et des sandales à talons, ornées parfois d’une bague d’orteil. Une collection truffée de détails forts que le créateur a dédiée à sa mère, Elmerinda, récemment disparue.

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Notre entretien avec Riccardo Tisci : « J’ai choisi de montrer une version plus romantique de Burberry »