« Conjuring 3, sous l’emprise du diable » : frousse cinématographique à base de bondieuseries

Lorraine Warren (Vera Farmiga) et son mari Ed (Patrick Wilson) dans « Conjuring 3, sous l’emprise du diable », de Michael Chaves.

L’AVIS DU « MONDE » – POURQUOI PAS

Nouvel épisode d’une série horrifique à succès, Conjuring 3, sous l’emprise du diable met en scène un couple d’exorciseurs incarnés par Vera Farmiga et Patrick Wilson, inspiré semble-t-il de personnages réels, qui tente de démontrer qu’un jeune homme a commis un meurtre alors qu’il était possédé par le diable, une circonstance atténuante donc. Ils mènent une enquête qui les conduira à la source de la malédiction diabolique qui a frappé le malheureux possédé.

Charlatanisme

Le film de Michael Chaves remplit un cahier des charges attendu, celui notamment qui consiste à faire régulièrement sursauter, dans son fauteuil, un spectateur du samedi soir, qu’il soit crédule ou aguerri aux techniques consommées de la frousse cinématographique.

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Le moment le plus intéressant du film, quoique sans doute pas assez exploité, est celui de la découverte de l’identité du personnage maléfique à l’origine de tout et les spéculations possibles sur ce qui l’a rendu ainsi. Un peu de dimension humaine dans une mécanique essentiellement à base de bondieuseries diverses et de charlatanisme. Ce qui laisse quand même un peu pensif sur l’évolution actuelle d’une certaine terreur cinématographique.

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Film américain de Michael Chaves. Avec Vera Farmiga, Patrick Wilson, Ruairi O’Connor (1 h 52).