Covid-19 : après les Pyrénées-Orientales, quels sont départements menacés par de nouvelles restrictions ?

À ce jour, seul le département du sud-ouest a dépassé le seuil des 200 cas pour 100.000 habitants, à partir duquel des mesures peuvent être prises par les préfets pour freiner l’épidémie.

Mauvais augure pour le reste de l’Hexagone ? Marquant le pire taux du pays, avec une incidence passée de 41 à 289 en une semaine, les Pyrénées orientales ont rétabli le masque obligatoire en extérieur dans tout le département. Excepté à la plage et dans les grands espaces naturels, les habitants et touristes doivent désormais, jusqu’au 2 août au moins, se couvrir le visage hors de chez eux. Face à une hausse de 400% des cas en une semaine dus au variant Delta, le préfet a également imposé la fermeture des cafés, restaurants, établissements de plage et épiceries de nuit à compter de 23h. Dans le département très touristique et frontalier de l’Espagne, la consommation d’alcool est de nouveau interdite dans les espaces publics. Un avant-goût de couvre-feu ? Si le département est le premier à restaurer de telles mesures depuis le déconfinement massif du pays, les indicateurs ne sont pas au beau fixe dans le reste de l’Hexagone.

Macron l’avait annoncé lundi dernier : dans les départements «qui dépasseraient un taux d’incidence de 200 et verraient leur hospitalisation augmenter», «des mesures de freinage pourront être prises par nos préfets». En métropole, les Pyrénées-Orientales sont les seules à avoir atteint ce seuil, mais huit autres départements dépassent à ce jour la barre des 100. Il s’agit de l’Hérault (140), des Alpes-Maritimes (134), de la Haute-Garonne (121), de Paris (114), de l’Ariège (114), des Bouches-du-Rhône (110), de la Charente-Maritime (109) et de l’Aude (108). Parmi ces départements, le taux d’occupation des lits en réanimation reste toutefois relativement faible. Seule l’Ariège dépasse les 15% de tension hospitalière.

Mesures de freinage en Martinique et dans certaines zones de Haute-Corse

Ailleurs, ce sont la Martinique (484) et la Haute-Corse (252) qui ont aussi déjà dépassé le seuil pour rétablir des mesures de freinage. Dans la première, le couvre-feu a été instauré à 21h sur toute l’île, tandis que la seconde, où affluent les touristes depuis le début de l’été, a retrouvé depuis mercredi en Balagne et à Saint-Florent de nombreuses restrictions : les rassemblements de plus de 50 personnes y sont interdits, bars et restaurants ferment à 23h et sont soumis à une jauge de 50 % en intérieur et en extérieur. Par ailleurs, interdiction de diffuser de la musique en salle ou de consommer debout.

Deux départements d’Outre-Mer se rapprochent aussi dangereusement du seuil édicté par le chef de l’État, dépassant les 150 cas pour 100.000 habitants. Il s’agit de la Guyane (176) et de La Réunion (160). Dans cette dernière, les déplacements ont été interdits entre 23h et 5h du matin.

Des mesures locales dans certaines villes

Dans certaines régions, des mesures sont prises ville par ville pour endiguer localement la propagation du variant Delta. C’est le cas en Meurthe-et-Moselle. Malgré un taux d’incidence relativement faible (36), le préfet a rétabli, à compter de mercredi, le port du masque obligatoire dans l’espace public dans les communes de plus de 5000 habitants où la moyenne départementale dépasserait les 50 cas de Covid-19 pour 100.000 habitants. Il s’agit pour le moment de Nancy, de l’agglomération de Pont-à-Mousson et de Longwy.

Dans le Pas-de-Calais, le masque est toujours obligatoire depuis le 1er juillet dans certaines zones à forte affluence. Vendredi, le préfet a annoncé son extension dans certaines rues de douze communes du littoral.