Covid-19 : le gouvernement cherche le bon dosage pour accroître la vaccination

Le ministre de la santé, Olivier Véran, au centre de dépistage du Covid-19 de l’Hippodrome de Longchamp à Paris, le 4 juillet 2021.

Le refrain est connu. Après plusieurs semaines de nette amélioration sur le front sanitaire, l’exécutif renoue avec un ton alarmiste. « Il y a des motifs d’inquiétude », a reconnu le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, lundi 5 juillet, sur France Inter, en prévenant qu’une quatrième vague de la pandémie de Covid-19 dès la fin juillet est « une possibilité ».

« Depuis un peu moins d’une semaine, l’épidémie regagne du terrain très rapidement », a-t-il expliqué, en raison de la progression du variant Delta, présenté comme « très contagieux » et « particulièrement inquiétant ». Car s’il représente désormais près d’un tiers des nouvelles contaminations dans le pays, le nombre de personnes atteintes de ce variant venu d’Inde « double presque chaque semaine », a souligné M. Attal.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Covid-19 : le variant Delta et le ralentissement de la vaccination inquiètent l’exécutif

Une mise en garde qui confirme celle du ministre de la santé, Olivier Véran, la veille. « Depuis cinq jours, le virus ne baisse plus, il réaugmente. (…) L’exemple anglais montre qu’une vague est possible dès la fin juillet », a-t-il écrit sur Twitter. Le 2 juillet, M. Véran avait déjà sonné l’alerte, en évoquant « une menace réelle, qui pourrait venir gâcher nos vacances et gâcher l’été ». De quoi doucher l’espoir d’un retour durable à une vie normale.

L’augmentation récente du nombre d’infections suscite des sueurs froides au sommet de l’Etat. Car si le variant Delta progresse, la France reste loin d’avoir atteint une forme d’immunité collective. Pour l’instant, un peu plus de la moitié de la population a reçu une injection, et seul un tiers est complètement vacciné.

Vacciner davantage de personnes

Pour éviter un regain de la pression hospitalière d’ici à quelques semaines, les autorités répètent la nécessité de vacciner davantage. « Nous devons aller encore plus vite. C’est une course contre la montre qui se joue », a insisté M. Véran, dimanche, en rappelant que les vaccins « font chuter le risque de forme grave, y compris avec le variant Delta ». « L’équation est simple : plus il y aura de gens vaccinés, moins la vague sera puissante », résume un proche d’Emmanuel Macron.

Reste à convaincre les personnes n’ayant encore reçu aucune dose de franchir le pas. Quitte à contraindre certaines catégories. Alors que le rythme des primo-injections ralentit, la progression rapide du variant Delta a poussé l’exécutif à remettre sur la table la question de l’obligation vaccinale des soignants.

Il vous reste 66.21% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.