Covid-19 : l’INSERM envisage une 4e vague dès cet été

Quatre scénarios épidémiques sont envisagés selon le nombre de personnes vaccinées au cours de l’été.

Une résurgence rapide des contaminations au Covid-19, menant à une hausse des hospitalisations dès cet été ? C’est un des scénarios envisagés par l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), qui a publié mardi 13 juillet un nouveau rapport dans lequel quatre projections sont envisagées.

Ces scénarios varient selon le taux de vaccination. Dans la première projection, la vaccination est suspendue pendant l’été. La deuxième repose sur la tendance actuelle, où le nombre de personnes vaccinées baisse de semaine en semaine. La troisième envisage un nombre de doses constant pour chaque classe d’âge tout au long de l’été, et la dernière – la plus optimiste -, les voit augmenter constamment pendant la saison estivale.

Un pic atteint à la fin de l’été

Les scénarios épidémiologiques dépendent également du niveau de contagiosité du virus, et de sa circulation. Si, comme estimé, le variant Delta s’avère 60% plus contagieux que le variant Alpha, avec un taux de reproduction de 1,3 semblable à l’été dernier, la situation resterait maîtrisée avec une moyenne de 2000 admissions hospitalières par semaine.

En revanche, si la circulation du virus augmente et si le taux de reproduction monte à 1,5, le pic de la troisième vague pourrait être atteint dès la fin de l’été : avec un scénario vaccinal pessimiste, il atteindrait plus de 14.000 hospitalisations par semaine. Une accélération de la campagne de vaccination pourrait toutefois limiter les dégâts. Dans l’hypothèse où le nombre de doses administrées connaîtrait une accélération, le nombre d’hospitalisations continuerait de plafonner à 2000 par jour.

L’épidémiologiste Vittoria Colizza, invitée jeudi sur BFMTV, a déclaré que les départements du sud et du sud-ouest de la France sont les plus exposés à cette quatrième vague. «L’immunité, déjà, est assez faible dans ces départements. On a également une présence importante de foyers du variant Delta. Et, enfin, on a une augmentation de la population attendue pendant l’été», a-t-elle expliqué.