Covid-19 : un délai de trois semaines entre deux injections de Pfizer-BioNTech ou de Moderna est désormais possible

Le ministre de la santé, Olivier Véran, et la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, à Paris, le 15 juin 2021.

Pour accroître les prises de rendez-vous pour la première dose et accélérer la vaccination, le ministère de la santé a annoncé, mardi 15 juin, avoir décidé de rendre de nouveau possible un délai de seulement trois semaines entre deux injections de vaccins à ARN messager. Lors d’un point presse hebdomadaire, le ministère a expliqué vouloir mettre en place une « souplesse » quant à l’écart entre les deux doses des vaccins de Pfizer-BioNTech et de Moderna.

Le délai, initialement fixé à quarante-deux jours depuis le mois de mai, avait déjà été élargi d’un minimum de trente-cinq à quarante-neuf jours pour permettre de mieux s’organiser pendant les vacances. L’écart va être « encore réduit dans la limite des vingt et un jours » prévus par les recommandations des laboratoires qui produisent ces vaccins, toujours selon le ministère de la santé. L’objectif est d’« aller le plus vite possible dans les primo-injections » et de « ne pas freiner l’accès à la première dose à cause des vacances », a-t-on souligné.

Le ministère veut accélérer aussi le mouvement en ce qui concerne les secondes injections pour « protéger le mieux possible » la population, notamment de variants comme le Delta (dit « indien » auparavant).

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Hausse des intentions vaccinales

Pour ce qui est des lieux de vacances, se faire vacciner sur place ne « pourra pas être la règle », mais il pourra y avoir « des exceptions », et un « filet de sécurité » sera organisé dans ce sens.

Le ministère n’a pas donné d’objectifs pour le nombre de vaccinés, soulignant vouloir aller « le plus loin possible » et parvenir, par exemple, à au moins 90 % de vaccinés chez les plus âgés (contre un taux un peu supérieur à 80 % de primo-vaccinés actuellement pour les plus de 75 ans), puisque leur taux d’adhésion vaccinale est de plus de 90 %.

Interrogé à l’Assemblée nationale, le ministre de la santé, Olivier Véran, a souligné la forte hausse des intentions vaccinales :

« En janvier, on avait seulement 50 % des Français qui avaient l’intention de se faire vacciner, avec des craintes portant surtout sur les vaccins à ARN messager, le Pfizer au premier chef (…). Aujourd’hui, 80 % des Français veulent se faire vacciner, ce qui fait de la France l’un des pays au top dans les classements, et les vaccins à ARN messager, notamment Pfizer, ont levé toutes les craintes. »

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La France recevra « beaucoup de vaccins en juin », a-t-il noté, jugeant « important que les Français soient nombreux à prendre des rendez-vous », alors que certains centres sont ouverts en soirée et les week-ends pour faciliter la vaccination.

Selon le ministère de l’économie, un total de 23 millions de doses de vaccins, essentiellement Pfizer et Moderna, seront livrées en juin, puis la même quantité en juillet et « au moins autant en août ». « Les industriels montent en capacité, et il y a une constante augmentation » des quantités livrées, a-t-on indiqué de même source, en rappelant que le volume avait été de 12,5 millions en avril, puis de 15,5 millions en mai.

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Le Monde avec AFP