Crédit immobilier : avez-vous le bon profil pour séduire votre banquier (et avoir le meilleur taux) ?

Les banques vous dérouleront plus facilement le tapis rouge si vous avez de l’épargne de côté, en plus de votre apport.

A qui les banques déroulent-elles le plus facilement le tapis rouge à l’heure d’accorder un crédit immobilier ? « Pour résumer, elles sont à la recherche de futurs clients rentables. Tout ce qui va dans ce sens les intéresse, de l’âge aux revenus, en passant par l’épargne potentielle », répond Cécile Roquelaure, directrice des études d’Empruntis.

Sans surprise, les prêteurs aiment les jeunes (les moins de 30 ans ou 35 ans, selon les établissements), en début de carrière. Surtout ceux dont les revenus sont sur une pente ascendante. « C’est aussi mieux vu d’emprunter à deux, car le risque de chômage, donc de difficulté à rembourser le crédit, est réparti sur les deux membres du couple », ajoute Pierre Chapon, cofondateur du courtier Pretto.

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Le statut professionnel aussi est scruté de près. « Un contrat à durée indéterminée facilite l’acceptation du dossier. A l’inverse, les personnes en contrat à durée déterminée, en période d’essai, les indépendants et les intérimaires sont moins recherchés. Il ne leur est pas impossible d’emprunter, mais cela joue clairement en leur défaveur », estime Sylvain Lefèvre, président du courtier La Centrale de financement.

Des secteurs qui font peur

Le chômage partiel mis en place depuis le début de la crise sanitaire était vu comme un signal d’alarme. La situation tend à se résorber, avec la réouverture complète des hôtels et restaurants, mais les clignotants ne sont pas encore repassés au vert dans certains secteurs comme l’aéronautique, l’événementiel, la culture, le tourisme. « Il est toutefois plus simple aujourd’hui qu’il y a un an de trouver un financement pour les salariés de ces secteurs, car on a plus de visibilité sur la reprise économique », note Sandrine Allonier, directrice des études du courtier Vousfinancer, précisant que « les travailleurs indépendants restent pénalisés ».

Au-delà du secteur d’activité, les banques vérifient que l’employeur a les reins solides. « Elles préfèrent les salariés de grandes entreprises plutôt que de TPE. Et, bien entendu, c’est plus compliqué si les coemprunteurs travaillent tous les deux dans un secteur touché par le Covid », ajoute Cécile Roquelaure.

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Toujours dans l’optique de réduire leur risque, les banques accordent de meilleures conditions à ceux qui gagnent bien leur vie. « Elles sont prêtes à faire des efforts pour les couples aux revenus mensuels supérieurs à 5 000 euros net en province et 7 000 euros en Ile-de-France », confirme Mme Roquelaure. Exemple de barème différencié pratiqué par une banque parisienne : 1,65 % sur vingt ans pour ses clients gagnant moins de 45 000 euros annuels à eux deux, 1,05 % au-delà de 90 000 euros.

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