Danone : le plan social concernerait près de 1 200 postes en France

Le départ en vacances des salariés de Danone risque d’être morose. La direction devrait donner sous peu plus de détails sur la réorganisation des équipes en France. Un sujet de fortes tensions alors qu’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) est en cours de discussion. Lié au projet de réorganisation du groupe d’agroalimentaire, Local First, il concernerait, selon nos informations, près de 1 200 salariés en France, sur un effectif global de 9 000. Après la présentation, en novembre 2020, de ce projet stratégique par Emmanuel Faber, les chiffres évoqués fin mars étaient de 1 850 suppressions de postes dans le monde, dont 450 au niveau national.

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Depuis, après une période d’intenses tensions, et à l’issue d’une bataille homérique menée par des actionnaires activistes et des membres du conseil d’administration, le patron emblématique de Danone a été limogé. Si la présidence du groupe a été confiée à Gilles Schnepp, le futur directeur général, Antoine de Saint-Affrique, ne prendra ses fonctions que le 15 septembre. Il n’empêche. M. Schnepp a confirmé, à son arrivée, que le plan Local First, pourtant mis en cause par les opposants de M. Faber, serait poursuivi.

L’objectif affiché est de passer d’une organisation par grands métiers – eau, produits laitiers et d’origine végétale, nutrition infantile et spécialisée – à une organisation par pays. Un profond bouleversement pour des équipes habituées à travailler sous l’ombrelle de marques-phares comme Evian, Volvic, Blédina ou Activia. Dès l’annonce du plan, la direction avait d’emblée expliqué qu’en France les usines ne seraient pas touchées par les suppressions d’emplois. Le traumatisme du projet de restructuration des sites de fabrication des biscuits LU, en 2001, avant la cession de cette activité, est encore dans les mémoires. Autre actif protégé, le complexe Evian Resort (Evian-les-Bains), constitué des hôtels Royal et Ermitage, et la filiale de produits végétaux Alpro, entrée récemment dans le giron de Danone.

Phase de volontariat

Seule concession faite au projet initial élaboré sous la houlette de Bertrand Austruy, directeur général des ressources humaines et secrétaire général de Danone, le siège mondial du fleuron du CAC 40 restera encore un temps boulevard Haussmann, à Paris. Au moins jusqu’à la fin du bail, fixée à 2024. L’idée était de le transférer dans un nouveau bâtiment fraîchement inauguré à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), qui abrite les équipes de Danone France. Mais devant l’ampleur des perturbations, la direction a décidé de temporiser.

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