« De l’or pour les chiens » : un regard singulier sur la sexualité adolescente

Jean (Corentin Fila) et Esther (Tallulah Cassavetti) dans « De l’or pour les chiens », d’Anna Cazenave Cambet.

L’avis du « Monde » – À voir

Ce premier long-métrage aux faux airs de teen movie détone par son récit fracturé et son regard sur la sexualité. Soit une jeune héroïne, Esther (Tallulah Cassavetti), qui fait un petit boulot d’été dans les Landes, au milieu des surfeurs, et fait aussi « le job » quand un beau garçon, prénommé Jean (Corentin Fila), lui demande des faveurs sexuelles. La pression du groupe aidant, elle se trouve ensuite confrontée à une relation non consentie, soit un viol.

Sans dévoiler la suite du récit, disons que le scénario évacue peu à peu la question du sexe, à rebours des films d’ados, où l’héroïne s’accomplit en couchant pour la première fois. Lorsque Esther, livrée à elle-même, échoue à Paris dans un monastère, au milieu des sœurs, De l’or pour les chiens bascule dans une atmosphère surréaliste et dévoile sa belle singularité esthétique.

Film français d’Anna Cazenave Cambet. Avec Tallulah Cassavetti, Ana Neborac, Corentin Fila (1 h 30).