Election présidentielle 2022 : les candidats à l’Elysée promettent des plans d’invetissements « massifs »

En période électorale, difficile de trouver plus consensuel que l’investissement. Qu’il soit de long terme, pour la transition énergétique, social… Alors qu’Emmanuel Macron a présenté, mardi 12 octobre, les grandes lignes de France 2030, la quasi-totalité des candidats à la présidence de la République proposent de grands projets destinés à relancer l’économie, à remettre à niveau les infrastructures, à réindustrialiser ou à résorber les inégalités.

Les plans sont toujours « massifs », sans pour autant être chiffrés, et font volontiers référence à un âge d’or, celui des « trente glorieuses », où la France inventait le TGV, développait le nucléaire ou la fusée Ariane. Des symboles d’une époque prospère encore très présents dans l’imaginaire collectif, et qui ont d’ailleurs largement inspiré l’exécutif.

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« Faisons ensemble à nouveau des choix audacieux et stratégiques, comme nous l’avons fait hier pour le nucléaire, l’aéronautique ou l’aérospatiale », affirmait également début septembre Xavier Bertrand (ex-Les Républicains), à Châlons-en-Champagne, parlant lui aussi de nucléaire, d’hydrogène et de biotechnologies. A plus court terme, le candidat a aussi promis un « programme d’investissements massifs » dans les routes, le ferroviaire, la fibre et les infrastructures.

Ce discours offensif se retrouve à gauche, notamment chez Arnaud Montebourg, avec sa « remontada industrielle ». L’ancien ministre du redressement productif ambitionne de déployer de l’argent public pour « reconstruire des fleurons », a-t-il déclaré, à Clamecy, début septembre, promettant « un nouvel Alcatel pour maîtriser notre future 5G », « un nouvel Alstom pour fabriquer nos propres énergies décarbonées et renouvelables » ou encore « un nouveau Pechiney pour maîtriser notre aluminium ».

« Réparation de la France »

Le contexte est évidemment favorable. Les conséquences du Covid-19 ont remis au centre les questions de souveraineté industrielle, et relégitimé le rôle de l’Etat stratège pour prévenir et gérer les crises. Les banques centrales permettent en outre d’emprunter massivement, tandis que les organisations internationales, qui d’ordinaire prêchent la rigueur, poussent les pouvoirs publics à soutenir les économies. Si bien que, dans le monde de l’après-crise, l’investissement n’est plus assimilé à de la dépense.

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Du côté des écologistes, on prône ainsi un « plan massif, social et écologique ». Le programme de Yannick Jadot prévoit 40 milliards d’euros d’investissements par an sur les deux premières années du quinquennat, 50 milliards par an ensuite. Au menu, la rénovation énergétique, le développement des énergies renouvelables et des transports ferroviaires. « Nous sommes dans une phase de réparation de la France, avec un effort de transition écologique massif et rapide à effectuer », défend Eva Sas, chargée du volet économique de la campagne de Yannick Jadot.

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