En larmes, Britney Spears supplie à nouveau la justice californienne de lever sa tutelle « abusive »

Une fan de Britney Spears tient un portrait de la chanteuse devant le tribunal Stanley Mosk de Los Angeles, mercredi 14 juillet 2021.

Très émue, la reine de la pop Britney Spears a de nouveau imploré mercredi 14 juillet un tribunal de Los Angeles de lever la tutelle dont elle fait l’objet, qualifiant la mesure qui la prive d’une grande part de son autonomie « d’abusive ».

Mais pour la première fois depuis l’instauration – il y a treize ans – de cette mesure qu’elle conteste de façon de plus en plus véhémente, l’interprète de Toxic et …Baby One More Time a vu son horizon s’éclaircir. La juge chargée de l’affaire a en effet autorisé mercredi Britney Spears à choisir son propre avocat, ce qu’elle n’avait pas été en mesure de faire jusqu’ici.

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Mathew Rosengart, connu pour avoir défendu d’autres stars d’Hollywood par le passé, comme Sean Penn ou Steven Spielberg, représentera désormais l’artiste. Il a dans la foulée indiqué à l’Agence France-Presse qu’il prévoyait de déposer « dès que possible » une requête afin que le père de la chanteuse, Jamie Spears, n’ait plus de contrôle sur les biens de sa fille.

« Je veux une enquête contre mon père »

La chanteuse de 39 ans avait été placée sous ce régime en 2008, après une descente aux enfers très médiatisée à l’époque. Les conditions en sont très strictes et stipulent que les décisions la concernant sont prises notamment par son père Jamie Spears, avec lequel elle entretient de longue date des relations difficiles.

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« Je veux une enquête contre mon père », a assuré la star qui s’exprimait à l’audience de mercredi par téléphone, mentionnant même une possible « ordonnance de protection » à son encontre. En larmes, Britney Spears a supplié le tribunal de mettre fin à cette « tutelle abusive ».

Un plaidoyer qui faisait écho à son témoignage explosif livré fin juin, où la chanteuse s’était dite « traumatisée » et « déprimée ». Durant une vingtaine de minutes, parlant de manière ininterrompue avec un débit extrêmement rapide, elle avait alors assuré avoir dû prendre des médicaments pour contrôler son comportement, ne pas avoir été autorisée à prendre des décisions concernant ses amitiés ou ses finances, et ne pas avoir pu se faire retirer un stérilet alors qu’elle souhaitait avoir d’autres enfants. « Je veux juste reprendre ma vie, ça fait treize ans et ça suffit », avait-elle supplié.

Soutenue par Justin Timberlake et Madonna

Des confidences qui avaient reçu un soutien massif dans le monde de la pop, de son ex-petit ami Justin Timberlake, à Christina Aguilera ou Madonna.

Et ravivé une nouvelle fois la campagne #FreeBritney (#LibérezBritney, en français) orchestrée dans la rue et sur les réseaux sociaux par certains fans. Des centaines d’entre eux étaient réunis devant le tribunal de Los Angeles mercredi, mais aussi à New York, Phoenix, Londres, où ils ont organisé des rassemblements de soutien.

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« Il ne s’agit pas seulement de Britney. Mais aussi de toutes les autres personnes qui sont piégées » par une forme de tutelle, affirme auprès de l’AFP Patrick Thomas, 34 ans, à l’initiative d’une de ces manifestations dans la capitale Washington.

Depuis le témoignage de la chanteuse le mois dernier, de nombreux personnages au cœur de ce système complexe et controversé ont pris leurs distances. Samuel Ingham, l’avocat attribué à Britney Spears par un tribunal quelques mois après que la star au crâne rasé n’eut attaqué un paparazzi en 2007, a demandé à être démis de ses fonctions. La société de gestion financière qui devait assumer le contrôle conjoint de la fortune de Britney Spears avec son père Jamie, a fait de même. Deux demandes validées mercredi par la juge en charge de l’affaire. Larry Rudolph, manager de l’artiste de longue date, a lui aussi quitté le navire.

Britney Spears retrouvera-t-elle un jour le contrôle de sa vie personnelle et professionnelle ? La juge n’est pas encore allée aussi loin que de le dire. En attendant, c’est bien la star qui est responsable de payer les frais juridiques des deux parties, y compris les honoraires élevés des avocats qui s’opposent à elle dans cette affaire.

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Le Monde avec AFP