En Pays de la Loire, des industries agroalimentaires prêtes à doper l’emploi

Le chiffre donne le tournis en ces temps où le baromètre de l’activité économique demeure plombé par la crise du Covid-19 : au 31 mai, le groupe LDC, géant de la volaille et des plats cuisinés, dont le siège est implanté à Sablé-sur-Sarthe (Sarthe), avait déjà procédé à 930 embauches sur l’exercice 2021.

« L’an dernier, on a signé plus de 1 200 contrats à durée indéterminée », énonce Dylan Chevalier, responsable « développement durable » au sein du groupe qui compte près de 23 000 collaborateurs et affiche un chiffre d’affaires de 4,4 milliards d’euros. Une fois les retraites et les départs volontaires pris en compte, l’entreprise, à la croissance insolente, a fait état « d’un solde net de 500 emplois en 2020 », assure M. Chevalier.

Ne pas croire que les 360 offres à pourvoir en ce mois de juillet visent les seuls ateliers d’abattage ou de découpe : « On a plus de 130 métiers dans le groupe : outre les postes de production, on recherche aussi bien des commerciaux que des informaticiens, des spécialistes de la recherche et développement ou du marketing », détaille M. Chevalier.

« Produire local »

La politique « maison » consiste « à produire local via un système de contractualisation avec 6 000 éleveurs », explique M. Chevalier. Sur le territoire national, LDC, dont la notoriété repose sur des marques fortes (Le Gaulois, Loué), se fait fort d’assurer l’approvisionnement de ses clients avec 100 % de viande française. Tout comme il se targue d’être le champion des labels.

La crise du Covid-19 a conforté la position de numéro un français de LDC, qui s’octroie près de 40 % du marché de la volaille dans l’Hexagone. « On a bien vu les enjeux de relocalisation de l’alimentation, et donc l’importance d’entreprises comme la nôtre pour nourrir nos concitoyens au cours de cette période où l’ouverture des frontières a été perturbée », fait valoir le géant de la volaille.

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Pour autant, le groupe demeure concurrencé sur ses terres ; « 44 % des poulets mangés en France viennent de l’étranger, pointe M. Chevalier. Notre cheval de bataille est là : reprendre des parts au secteur de l’importation. C’est fondamental en termes d’autonomie alimentaire, donc de souveraineté nationale, mais aussi en termes de créations d’emplois dans le pays, de garantie de qualité de la volaille comme celle de son bilan carbone ».

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