Entrepreneurs pour la planète : une start-up au service de la nature

Cette association met en lien des entreprises avec des projets visant à protéger l’environnement.

Quel est le rapport entre les prairies de posidonie, ces herbes sous-marines à fort pouvoir de captation de CO2, et Interxion, leader mondial du centre de stockage de données? A priori aucun. Si ce n’est une envie commune d’agir pour l’environnement. C’est Entrepreneurs pour la Planète qui a fait le lien entre le parc national des Calanques de Marseille et Interxion. Le groupe voulait renforcer ses actions en faveur de l’environnement, mais avec le souci d’une réelle efficacité. Alors plutôt que de signer un chèque pour planter des arbres dans une lointaine et exotique forêt, sans garantie d’efficacité, Interxion a opté pour une action locale.

Le groupe, qui dispose de quatre data centers à Marseille, a mis le cap sur les calanques par l’entremise d’Entrepreneurs pour la planète, sorte de Meetic de l’environnement. «Nous mettons en relation des entreprises et des projets qui ont des affinités. Il faut que le rapprochement ait du sens et que les cadres et salariés de l’entreprise puissent être embarqués», explique Christophe Caille, président d’Entrepreneurs pour la planète. Financée par les dons de ses mécènes, l’association a contribué à former 70 couples entreprises-projets. Convaincue que son modèle est duplicable, elle vent rapidement parvenir à en accompagner 1.000.

Entretenir des bouées d’ancrage

Dans le parc naturel des Calanques de Marseille, l’enjeu est notamment de protéger les herbiers de posidonie. Cette plante -ne dites surtout pas algues- est menacée par les mouillages des bateaux de plaisance. Chaque ancre peut avoir un effet dévastateur pour le fragile végétal.

Ses capacités de captation de CO2 ne sont pas sa seule vertu. Les herbiers sont une véritable nurserie pour quelque 40 à 60% des espèces sous-marines de Méditerranée. Un vivier précieux pour la bio diversité qu’il est donc urgent de protéger.

Parmi les solutions imaginées, il y a le déploiement de points d’ancrages uniques, sortes de bouées fixes auxquelles les bateaux viendraient s’arrimer, sans endommager les fonds marins. «L‘État est très doué pour financer des investissements, mais après ce qui pêche c’est l’entretien», glisse-t-on du côté du parc des Calanques. C’est là qu’intervient Interxion, qui contribuera financièrement à diverses actions de préservation, dont l’entretien des bouées. Pour le plus grand plaisir des plaisanciers, des Marseillais… et des petits poissons.