Eric Dupond-Moretti à la ferme : c’est peut-être un détail pour vous…

Eric Dupond-Moretti et Cécile Bigot-Dekeyzer, préfète des Landes, en visite à la ferme Emmaus de Baudonne, structure agro-ecologique d’accueil de femmes sous main de justice, le 2 septembre.

Eric à la ferme

Les vacances sont terminées, mais les voyages continuent. Le 2 septembre, Eric Dupond-Moretti était ainsi loin de Paris et de la place Vendôme. Dans les Landes, le ministre de la justice a d’abord inauguré la Cité judiciaire de Mont-de-Marsan puis il s’en est allé dans la ville de Tarnos afin de visiter la ferme Emmaüs Baudonne, un établissement unique en son genre proposant travail, logement et accompagnement socio-­professionnel à des femmes détenues en aménagement de peine. Plutôt que la prison ferme, la prison à la ferme.

Garde (forestier) des sceaux

Pour l’occasion, le ministre avait enfilé une veste forestière, ou presque. Renseignements pris, celle-ci n’est pas une authentique forestière de l’illustre maison Arnys, mais une version de chez Jonas reprenant sans complexe ses codes, en particulier son col montant et ses poches plaquées. La mode n’étant qu’une suite d’inspirations, notons au passage que la forestière elle-même fut inspirée à Léon Grimbert, patron d’Arnys, par les vestes que portaient au début du XXe siècle les gardes forestiers solognots.

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Couvre-cheffe

Puisque nous parlons style, arrêtons-nous sur l’allure de la préfète des Landes, la dénommée Cécile Bigot-Dekeyzer. Cette dernière porte un remarquable couvre-chef brodé de fils d’or. Partie intégrante de l’uniforme conçu sous le Général de Gaulle, ce tricorne ­ressemble aux iconiques chapeaux de pirate, mais s’inspire surtout du couvre-chef historiquement porté par les femmes dans l’armée française. De fait, cette toque est exclusivement réservée aux préfètes, qui bénéficient d’une ­allocation spécifique de 350 euros pour l’acquérir.

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Clivage gauche-droite

Respectueux des usages, l’un des membres de l’­entourage du ministre porte son alliance à l’annulaire gauche. Question bête : pourquoi à gauche ? Cet usage repose en partie sur une croyance apparue en Egypte, et transmise ensuite par les Grecs. Une veine, baptisée veine de l’amour, ou Vena amoris, relierait directement l’annulaire gauche au cœur, rendant évident le positionnement de l’anneau… Hormis pour les Norvégiens, les Polonais, les Bulgares ou encore les Russes qui portent leur bague à la main droite.

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Ça vole bras

Les vêtements parlent, mais que disent les gestes ? Sur cette image, deux personnes apparaissent les bras croisés. Pour des spécialistes, ce geste traduit, au choix, une défiance ou la volonté de se rassurer en s’offrant une forme d’autocâlin. D’autres experts, encore plus pointus, affirment que le fait de placer le bras gauche sur le bras droit trahit une ­personnalité prudente et consensuelle alors que le geste inverse démontrerait, lui, un caractère impulsif et hyperactif. Les bras vous en tombent ? C’est normal.