Escapade gourmande, portrait d’artiste, utopie musicale : les replays du week-end

Image extraite de l’épisode « Echappées belles : Annecy gourmand ».

LA LISTE DE LA MATINALE

Des replays comme s’il en pleuvait sur les chaînes et les plates-formes au cœur de ce deuxième été de pandémie.

D’Annecy au massif des Bauges, une « Echappée belle » touristique et gourmande

L’été, grâce à la chaleur, l’eau du lac d’Annecy prend une couleur bleu lagon, transformant le paysage savoyard en carte postale et assurant, de fait, le succès touristique de la région, depuis les contreforts du parc naturel régional du massif des Bauges jusqu’à la vieille ville et son emblématique embarcadère. Enjouée, souriante, Tiga, qui présente en alternance le magazine d’évasion, a choisi les planches du ponton pour débouler à grandes enjambées dans la « Venise » des Alpes.

Une « Echappée belle » gastronomique, dans cette région qui abrite une forte concentration de chefs étoilés. Ainsi de Jean Sulpice, heureux repreneur de l’Auberge du Père Bise, à Talloires (Haute-Savoie), prisée des personnalités politiques comme du showbiz depuis plus de soixante-dix ans, comme le rappelle l’ex-propriétaire Charlize Bize.

A ceux que la forte connotation touristique et la foule dense des ruelles rebuteraient, la bonne humeur de Tiga enlève toute velléité de ronchonner. L’animatrice donne particulièrement de sa personne, enchaînant les tonneaux dans un petit avion de voltige, bringuebalée à bord du rutilant side-car de Gilles Nulli, propriétaire du restaurant Le Tilleuls. « Roule ma poule ! », lui lance-t-elle : la féra (poisson typique du lieu) meunière n’attend pas. Catherine Pacary

Echappées belles. Annecy gourmand, de Damien Pourageaux (Fr., 2020, 95 min). Disponible en replay sur France.tv

« Les Justes du Rwanda », ces Hutu qui ont refusé le génocide des Tutsi

Joséphine Dusabimana, tenancière de bar dans la ville de Kibuye, sur le lac Kivu, a sauvé plusieurs Tutsi.

« Quand quelque chose est bon, il faut en parler, comme ça, les gens feront la même chose dans les mêmes circonstances. » Durant le génocide rwandais, en 1994, nombre de « Justes » hutu refusèrent l’injonction gouvernementale d’éliminer ceux que les extrémistes appellent les « cafards » : leurs concitoyens tutsi.

Luc Lagun-Bouchet en a rencontré trois, qui ont sauvé des vies au Rwanda en 1994, au péril de la leur. Ils racontent leur histoire avec des mots simples. Comment ils ont rivalisé d’ingéniosité pour tromper la surveillance des milices. « Les tueurs étaient enthousiastes, motivés, se souvient Joséphine. Ce n’étaient plus des hommes… (Un silence.) Ils étaient devenus… des hyènes. » Elle recueillera une douzaine de Tutsi dans sa maison, dont Thomas, 10 ans, qui a vu toute sa famille tuée dans l’église où elle s’était réfugiée. « Ils n’avaient pas seulement les militaires à leurs trousses, ils avaient toute la population. Si tu en cachais un, on t’ordonnait de le tuer et, ensuite, on te tuait. C’était comme une loi. »

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