« Faisons du pharmacien un acteur à part entière d’un parcours vaccinal plus fluide »

Tribune. La vaccination apparaît chaque jour davantage comme une condition de nos libertés, individuelles et collectives. Pour permettre un accès facile, efficace et sûr aux vaccins, elle doit ainsi devenir l’affaire de tous les professionnels de santé, y compris des pharmaciens, et ce de manière pérenne, pendant mais aussi après la pandémie de Covid. Ces derniers sont prêts et ils le souhaitent !

Depuis le début de la crise sanitaire, leur rôle de professionnel de santé de proximité a été essentiel et renforcé, notamment au travers de la vaccination contre le Covid-19 pour laquelle ils ont vacciné, en à peine deux mois, plus d’un million et demi de Français (suivi de la vaccination Covid-19 en officine GERS Data/Cegedim, données arrêtées au 8 juin 2021).

Par ailleurs, grâce à la confiance et l’adhésion des Français à la vaccination en officine, la dernière campagne contre la grippe a connu un véritable succès, avec notamment plus de 3,7 millions de personnes qui s’y sont fait vacciner.

Responsabilité collective

Selon un sondage Ipsos d’avril, mené avec le soutien institutionnel du laboratoire Pfizer, auprès de 1 018 personnes âgées, plus de 90 % des Français ayant été vaccinés en pharmacie se déclarent satisfaits et le recommanderaient à leurs proches. Plus des trois quarts des personnes interrogées considèrent ainsi qu’il faut autoriser les pharmaciens à vacciner les adultes qui le souhaitent pour prévenir d’autres maladies que la grippe.

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Notre responsabilité est collective : nous devons encore faire évoluer et progresser les prérogatives des plus de 50 000 pharmaciens d’officine exerçant sur le territoire. Les pharmaciens ne doivent plus être sollicités seulement lors des situations d’urgence, ou être considérés comme un recours sur certaines campagnes ciblées ! Il est légitime de les investir pleinement et durablement dans cette mission de santé publique.

Protégeons-nous dès aujourd’hui des maladies infectieuses évitables, potentiellement graves, en prenant les bonnes décisions pour rendre la vaccination plus simple et plus rapide : faisons du pharmacien un acteur à part entière d’un parcours vaccinal plus fluide ! Le retard de l’ensemble des vaccinations, accentué particulièrement par la crise sanitaire, fait peser un risque de voir réapparaître certaines maladies infectieuses.

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Il est donc temps d’utiliser pleinement les compétences du pharmacien et la puissance du maillage officinal sur tout le territoire pour améliorer la couverture vaccinale des Français, renforcer la confiance, libérer du temps médical et réduire le nombre d’hospitalisations liées aux maladies infectieuses. A titre d’exemple, chaque année, près de 16 000 hospitalisations liées à la pneumonie pourraient être évitées par la vaccination en France.

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