Flambée des prix de l’énergie et « bouclier tarifaire » : les oppositions dénoncent des mesures « électoralistes »

Le premier ministre, Jean Castex, interrogé lors du 20 heures de TF1, le 30 septembre 2021.

Au lendemain de l’annonce d’un « bouclier tarifaire » contre le bond des prix de l’énergie, les oppositions continuaient de critiquer vendredi 1er octobre des mesures « électoralistes » de la part du premier ministre, Jean Castex.

La hausse des tarifs réglementés de l’électricité, qui devait atteindre quelque 12 % au début de 2022 sera limitée à 4 % en 2022 grâce à une baisse des taxes. Mais le gel du prix du gaz surviendra seulement après la hausse de 12,6 % ce vendredi, et durera jusqu’au mois d’avril 2022, lorsque « le prix du gaz devrait dégringoler », selon le gouvernement, et au moment de l’élection présidentielle, critique l’opposition.

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Celle-ci déplore également le fait qu’à compter du printemps, les consommateurs devront payer le gaz un peu plus cher que les cours du marché, ceci afin que les sommes payées en plus pendant l’hiver par les opérateurs sans pouvoir les facturer aux consommateurs soient récupérées.

Le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, a ironisé dès jeudi soir sur Twitter sur le calendrier menant « aux présidentielles », tandis que le candidat de La France insoumise à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, s’attaquait à la méthode : « Vous lui donnez votre montre et il vous donne l’heure. Vous payez d’abord, ensuite vous paierez encore pareil. » De son côté, Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement national, a estimé que « les Français n’ont pas besoin de mesurettes électoralistes, mais d’une baisse réelle et durable du prix des énergies et de l’essence ! ».

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« On voudrait nous repeindre la vie en rose, mais ce n’est pas le cas »

Critiquant « la charlatanerie » de l’exécutif sur Twitter, le candidat communiste (PCF), Fabien Roussel, s’est ensuite dit « en colère » sur LCI, critiquant ces « seigneurs enfermés dans leur château à l’Elysée ». Il a appelé à « faire baisser tout de suite de 30 % les factures en supprimant les taxes qui pèsent sur le gaz et l’électricité ». « On voudrait nous repeindre la vie en rose, mais ce n’est pas le cas », a réagi jeudi soir sur la même chaîne le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, en appelant le premier ministre à « comprendre ce que c’est pour un ménage modeste » de voir « ses dépenses contraintes de plus en plus élevées ».

Favorable à « un blocage des prix », l’ex-ministre socialiste du redressement productif Arnaud Montebourg, également candidat à la présidentielle, a appelé vendredi sur RTL à une « baisse de la fiscalité » en appliquant une TVA à 5,5 % sur le gaz et l’électricité, qui peuvent être considérés comme « des biens de première nécessité », ou « au minimum des biens de consommation pour la survie ».

L’écologiste ex-LRM Matthieu Orphelin a exhorté à « aller plus loin », en élargissant le chèque énergie « à 15 millions de foyers les années où les prix des énergies sont élevés », et à « accélérer » les dispositifs soutenant la rénovation énergétique des logements et le changement de véhicule.

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Le Monde avec AFP