Gaz, électricité… Ce que les consommateurs peuvent faire face à la flambée des prix

Brûleur à gaz, à Lavau-sur-Loire (Loire-Atlantique), le 29 septembre 2021.

Les prix du gaz augmentent, encore. Le 1er octobre, la hausse sera de 12,6 %, selon l’autorité administrative indépendante qu’est la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Une flambée estimée à plus de 57 % depuis le début de l’année pour les tarifs réglementés. Tel un navire lancé à vive allure, cette hausse continue des prix du gaz entraîne dans son sillage, entre autres, celle des prix de l’électricité, ceux-ci étant en partie indexés sur les premiers. Consommateurs d’électricité, sachez que vos factures au tarif réglementé ont déjà augmenté de 2 % depuis le début de l’année. Et l’addition pourrait encore se corser au cœur de l’hiver.

Le président de la CRE, Jean-François Carenco, interrogé dans « Télématin » le 29 septembre, s’est voulu précautionneux dans ses réponses, ne souhaitant ni « affoler », ni « dramatiser ». Il n’empêche. En plus des +12,6 % en octobre, « si rien ne se passe, [les prix du gaz] augmenteront d’environ 15 % au mois novembre ». Et l’électricité ? « Si on ne fait rien, on peut partir sur une augmentation des prix de 7 à 8 % en janvier 2022 », évalue M. Carenco. Jeudi 30 septembre, la ministre de la transition écologique, Barbara Pompili, allait plus loin, en projetant une hausse « aux alentours de 12 % » en début d’année prochaine. L’alerte de l’UFC-Que choisir, le 20 septembre, se situait à peu près au milieu, l’association de consommateurs anticipant une augmentation de 10 % des prix de l’électricité en février.

Quel impact direct sur la facture annuelle d’un ménage qui se chauffe à l’électricité ? « Le surcoût est estimé à 150 euros, soit 1 700 euros par an, contre 1 550 euros par an à l’heure actuelle », selon les calculs de l’UFC-Que choisir.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi En France, une flambée des prix du gaz poussée par la reprise économique mondiale
  • Il existe une quarantaine de fournisseurs nationaux

Cela, c’est donc « si l’on ne fait rien ». Mais au-delà des aides gouvernementales ponctuelles, que peuvent faire les consommateurs d’énergie – à savoir l’ensemble de la population – pour se prémunir contre cette explosion annoncée des tarifs ? Pour les budgets serrés, comme pour ceux qui le sont moins, la CRE et le médiateur national de l’énergie s’accordent sur le fait que, pour faire de réelles économies, il est important de connaître sa consommation d’énergie et de prendre connaissance de toutes les offres de contrat disponibles sur le marché. Changer de fournisseur ou d’offre peut ainsi permettre de faire baisser sa facture. « Jusqu’à -16 % par an pour le gaz », précise Caroline Keller, cheffe du service information et communication du médiateur. « Dans un monde où il y a tellement de profils de consommation différents, il ne faut pas hésiter à regarder ce qui correspond le plus à ses besoins en énergie », abonde la CRE.

Il vous reste 72.12% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.