Gorbatchev, The Eagles, conversion sexuelle… les replays du week-end

LA LISTE DE LA MATINALE

Ce week-end, nous vous emmenons dans la villa de Mikhaïl Gorbatchev et dans l’intimité du groupe The Eagles, vous proposons l’écoute du lexique à vitesse grand V de Stéphane De Groodt et visitons les lugubres enfers des « thérapies de conversion ».

Mikhaïl Gorbatchev, ses faiblesses et sa joie de vivre

Dans le documentaire de Vitaly Mansky, Mikhaïl Gorbatchev évoque l’amour qu’il porte à sa femme, Raïssa, décédée d’un cancer en 1999.

Un nonagénaire au visage et au corps gonflés par le diabète déambule dans une villa des environs de Moscou. Cet homme seul et malade est Mikhaïl Gorbatchev, le dernier secrétaire général du Parti communiste de l’URSS, celui qui, en voulant réformer l’empire soviétique, précipita son effondrement.

Près de trente ans plus tard, quel regard porte-t-il sur son testament politique, depuis son avènement au pouvoir en 1985 jusqu’à sa démission, le 25 décembre 1991 ? C’est ce à quoi répond le documentaire de Vitaly Mansky, qu’il connaît bien, même si le père de la glasnost (« transparence ») et de la perestroïka (« refonte ») reste évasif sur les circonstances qui l’ont forcé à démissionner et ne dit rien du putsch raté d’août 1991, fomenté par ses propres collaborateurs.

Pauvre en révélations historiques, le documentaire montre l’homme tel qu’il est, avec ses faiblesses, sa joie de vivre lorsqu’il entonne une chanson ukrainienne ou récite des vers du poète russe Sergueï Essenine. On ne peut qu’être ému par l’amour qu’il porte à sa femme, Raïssa, décédée d’un cancer en 1999. « On disait qu’elle me menait par le bout du nez, ce que je n’ai jamais démenti. C’était bien, ça la mettait en valeur. » Marie Jégo

« Gorbatchev – En aparté », documentaire de Vitaly Mansky (Fr.-Lett.-Rép. tch., 2020, 101 min). Disponible sur Arte.tv jusqu’au 15 septembre.

Dans le quotidien des mythiques Eagles

Les membres du groupe Eagles : Don Henley, Randy Meisner, Glenn Frey et Bernie Leadon, au début des années 1970.

Pour qui n’associerait au nom « Eagles » que la compilation de leurs succès, Their Greatest Hits 1971-1975, écoulée depuis sa commercialisation, en 1976, à plus de 42 millions d’exemplaires, ou leur chanson la plus célèbre, Hotel California (1976), les trois heures et quelques du documentaire consacré au groupe américain pourraient paraître longues.

L’amateur averti – ou qui voudrait en savoir plus – devrait en revanche trouver son compte dans le film réalisé en 2013 par Alison Ellwood, un classique montage d’extraits de concerts, d’images et de sons d’archives, d’entretiens avec les musiciens du groupe, des proches et des collaborateurs (manageur, photographe, ingénieur du son…). Lesquels entretiens ont en partie été menés spécialement pour ce documentaire qui ne se veut pas autre chose qu’une histoire du groupe, fondé début 1971 par le guitariste Glenn Frey – mort en 2016 – et le batteur Don Henley, avec le guitariste Bernie Leadon et le bassiste Randy Meisner

Il vous reste 58.36% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.