Grève SNCF : un TGV sur trois annulé samedi et dimanche sur l’axe atlantique

Un TGV en gare de Rennes, le 20 octobre 2021.

Un TGV Atlantique sur trois sera annulé, samedi 23 et dimanche 24 octobre, et un sur dix sera annulé vendredi 22 octobre, en raison d’un appel à la grève lancé par trois syndicats, a annoncé jeudi 21 octobre la SNCF dans un communiqué.

Le préavis de grève commun de la CGT-Cheminots, de SUD-Rail et de la CFDT-Cheminots va toucher la circulation des TGV Inoui et Ouigo de l’axe TGV Atlantique, a précisé la SNCF. Cet appel court de vendredi midi à lundi midi.

Des négociations avec les syndicats sur les rémunérations et conditions de travail « ont été menées depuis plusieurs jours » et « n’ont pas pu trouver une issue favorable à ce stade », a déclaré la direction de la SNCF. « En conséquence, l’offre de transport sera réduite ce week-end sur les TGV Inoui et Ouigo de et vers la Bretagne, les Pays de la Loire, le Centre-Val de Loire, la Nouvelle Aquitaine et l’Occitanie », a-t-elle détaillé.

« Chaque client concerné est contacté afin de l’informer sur la circulation de son train », a souligné la direction. Les voyageurs pourront « se faire rembourser ou échanger » leur billet « pour une autre date et ce sans frais », a ajouté la SNCF, qui invite ceux « qui le peuvent ou qui n’ont pas encore réservé à reporter leur voyage ».

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Des journées de travail « toujours plus longues »

Dans un tract commun, les syndicats CGT-Cheminots, SUD-Rail et CFDT-Cheminots expliquent que, « depuis des semaines », ils « ne cessent d’interpeller la direction sur le mécontentement grandissant » des conducteurs de trains de l’axe TGV Atlantique. Les syndicats dénoncent notamment des journées de travail « notoirement dégradées, résultant notamment de la gestion calamiteuse de la crise côté entreprise ».

Les journées de travail sont « toujours plus longues », tandis que les « conditions de vie et de travail se détériorent de jour en jour », avec « une baisse de la rémunération moyenne », dénoncent les organisations syndicales, qui protestent également contre « la baisse de l’effectif », qui entraîne des « refus de congés ». « La coupe est pleine », s’insurgent-elles, en revendiquant « le maintien du nombre de lignes ».

Le Monde avec AFP