« Halloween Kills » : une surenchère de violence

Jamie Lee Curtis (gauche) et Judy Greer dans « Halloween Kills », de David Gordon Green.

L’AVIS DU « MONDE » – POURQUOI PAS

Au début, tout est un peu confus. Halloween Kills semble raccorder avec le précédent épisode de la franchise, Halloween, tourné en 2018 par le même réalisateur, et qui avait laissé le monstre brûler dans une cave. Mais un certain nombre de situations et de personnages renvoient, quant à eux, au film d’origine, à l’œuvre matrice et inégalée de John Carpenter, tourné en 1978.

Ce nouveau titre relance donc la partie en imaginant une coalition de citoyens de la petite ville d’Haddonfield se muer en milice pour mettre fin aux agissements homicides d’un tueur masqué aux capacités de résistance surnaturelles. Le message moral du film semble un peu convenu : la nécessité d’affronter le mal peut-elle transformer d’honnêtes citoyens en barbares ?

Le film se distingue plutôt par une nette surenchère dans la violence. Le nombre de victimes et de scènes d’une grande invention dans la brutalité graphique gore marque en effet un saut quantitatif notable par rapport à ce genre de productions. De quoi, trouver dans ce nouvel avatar, une dimension nihiliste et désespérée qui le fait un peu échapper à la routine.

Film américain de David Gordon Green. Avec Jamie Lee Curtis, Judy Greer, James Jude Courtney (1 h 46).