La directrice générale du FMI rejette devant le conseil d’administration les accusations de manipulations de données

Kristalina Georgieva, la directrice générale du FMI, le 18 mai 2021.

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a dit, jeudi 7 octobre, espérer une décision rapide du conseil d’administration de l’institution, devant lequel elle a réfuté les accusations de manipulation d’un rapport, dont elle est soupçonnée.

« J’attends avec impatience une résolution rapide de la question, d’une manière qui préserve le FMI et la Banque mondiale en tant qu’institutions multilatérales solides, remplissant leurs importantes missions en ces temps de crise sans précédent », a-t-elle déclaré dans un communiqué de presse.

La question de son maintien à la tête de l’institution économique est posée, depuis la publication, mi-septembre, des conclusions d’une enquête du cabinet WilmerHale, menée à la demande du comité d’éthique de la Banque mondiale.

« Des hypothèses erronées »

Cette enquête a conclu à des irrégularités dans la rédaction des éditions 2018 et 2020 du rapport « Doing Business » de la Banque mondiale. Kristalina Georgieva est soupçonnée d’avoir manipulé des données en faveur de la Chine quand elle occupait un poste de direction de l’institution monétaire internationale.

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Mercredi, elle a expliqué, devant le conseil d’administration du FMI, avoir « respecté l’intégrité du rapport ». Elle a déploré les « inexactitudes et hypothèses erronées formulées par les auteurs du rapport ».

Cette enquête « ne décrit pas avec précision mes actions en ce qui concerne [le rapport] Doing Business 2018, ni ne rend compte correctement de qui je suis ou de la façon dont je me suis conduite au cours d’une longue carrière professionnelle », a-t-elle ajouté.

Le conseil d’administration du FMI mène, depuis ces révélations mi-septembre, un « examen approfondi, objectif et précis » de la situation, et avait rencontré, lundi, les représentants du cabinet d’avocats WilmerHale.

Suite à la publication du rapport du cabinet WilmerHale, la Banque mondiale avait, elle, immédiatement annoncé qu’elle cesserait de publier le rapport « Doing Business » qui faisait l’objet de nombreuses critiques sur la manière dont il était réalisé.

Le Monde avec AFP