« La Famille Addams 2 : une virée d’enfer » : l’ironie macabre diluée dans le divertissement

« La Famille Addams 2 : une virée d’enfer », de Greg Tiernan et Conrad Vernon.

L’AVIS DU « MONDE » – POURQUOI PAS

Cette suite donnée au film d’animation La Famille Addams (2019) a la bonne idée de centrer son intrigue sur Mercredi Addams, l’un des personnages les plus marquants et attachants de la franchise. Un personnage qui semble taillé pour l’époque : avec son grand front et ses couettes, la petite surdouée traîne partout où elle va son esprit de distinction et sa misanthropie, indifférente aux activités qui occupent normalement les jeunes gens de son âge. Les actrices qui l’ont incarnée l’ont rendue inoubliable : Lisa Loring dans la série de 1964 et, plus tard, Christina Ricci dans les films signés Barry Sonnenfeld (1991, 1993).

Panne d’inspiration

C’est ce que l’on ne peut que regretter devant cette version animée : l’absence de corps venant prêter leur charisme aux splendides personnages créés par Charles Addams (1912-1988) et, qui plus est, un univers visuel en panne d’inspiration. L’ironie macabre est largement édulcorée, plongée dans un bain de références pop dispensables et une intrigue téléphonée qui mêle road-movie et quête des origines. Pur divertissement sans supplément d’âme, le film occupera les enfants et arrachera deux ou trois sourires aux adultes, en attendant la série Netflix en préparation, elle aussi consacrée au personnage de Mercredi, et signée Tim Burton.

Film d’animation américain de Greg Tiernan et Conrad Vernon (1 h 33).