L’ANS: Accélérer le développement du numérique en santé

A l’heure où le monde se remet lentement de la crise sanitaire, le numérique en santé semble se déployer comme un apport essentiel pour améliorer l’égalité des soins en tout point du territoire. L’agence du numérique en santé, avec ses 170 collaborateurs, est impliquée dans la transition numérique, en France et en Europe.

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La pandémie qui a paralysé le monde, a mis en exergue des carences et insuffisances dans l’organisation de nos systèmes de santé. Même si les soins en France sont de grande qualité, il est aujourd’hui essentiel de garantir à tous l’accès aux soins et de les optimiser grâce au numérique.

La numérisation: combler les failles de l’accès aux soins

L’isolement personnel ou géographique est le pire ennemi de l’accès aux soins. En 2020, 360 000 Français vivaient dans un désert médical. Ces zones sont propices à l‘utilisation de solutions digitales comme la télémédecine et le télé soin. Bien évidemment, cela implique un savoir-faire médical, car le numérique n’a pas pour objectif de remplacer la relation humaine ni la nécessité de pouvoir réaliser un examen physique dans certaines situations. Le numérique ne vient que compléter les autres formes plus habituelles des prises en charge des patients, sans en dégrader la qualité.

Dans les déserts médicaux, ruraux comme urbains, le numérique peut aider de nombreuses personnes, qui par manque de mobilité ou de temps, peuvent négliger leur suivi médical. Le dossier médical partagé pourrait améliorer cela en favorisant le partage des informations par le patient avec un médecin à distance et même avec d’autres professions de santé. Ce carnet de santé numérique conserve et sécurise les données médicales comme des analyses, les comptes rendus d’examens, les vaccins, les allergies etc. Il permet donc une connaissance partagée entre les professionnels de santé choisis par le patient qui pourrait être un gain de temps énorme pour le suivi de l’état de santé d’une personne, tout en garantissant le respect de sa vie privée puisque l’accès au DMP est réservé aux professionnels intervenant dans le système de santé et placé sous le contrôle des accès par le patient.

Les grandes villes n’échappent pas non plus à l’isolement. A cause de la Covid-19, nombreuses sont les personnes qui se sont retrouvées seules dans des logements exigus. Particulièrement les étudiants, chez qui une réelle détresse psychologique s’est installée. Le numérique s’est encore fois montré à la hauteur pour apporter un secours et un suivi. Les pouvoirs publics ont mis en place le dispositif santé psy étudiants, permettant de suivre un parcours de soins psychologiques avec un professionnel, gratuitement, via la télé consultation.

L’ANS: Accélérer le développement du numérique en santé
L’ANS: Accélérer le développement du numérique en santé ANS

L’ANS: garante du bon déroulé de la transition numérique en santé

La numérisation en santé implique forcément des questions de données personnelles sensibles circulant entre plusieurs entités. Pour beaucoup d’usagers, la peur de la récupération à des fins peu éthiques de leurs informations est la raison principale de leur méfiance envers le numérique. L’ANS apporte les référentiels techniques pour garantir le chiffrement des données personnelles et la protection des bases qui les contiennent.
L’hébergement sécurisé des données de santé est garanti par la loi sous le contrôle de la Commission nationale Informatique et Libertés qui est extrêmement vigilante. L’ANS y contribue activement dans les étapes de la feuille de route du numérique en santé fixée par la loi de 2019 visant à faire du numérique un atout pour une plus grande efficience du système de santé dans la prise en charge et le suivi des patients.

L’ANS assure un rôle technique et pratique sous l’autorité politique et stratégique de la Délégation ministérielle du numérique en santé, pour le déploiement des programmes digitaux nationaux. Elle travaille intensément actuellement avec la CNAM pour la création d’un espace numérique personnel de chaque citoyen «Mon Espace Santé» qui contiendra outre le DMP, une Messagerie sécurisée en santé, un Agenda santé et des applis en santé, certifiées par les autorités sanitaires, que le patient pourra télécharger.

L’ANS coopère aussi avec la Caisse nationale d’Assurance maladie sur un système de prescription digitale fluidifiant ainsi le parcours entre la prescription par un médecin et la délivrance par un pharmacien.

L‘ANS apporte aussi son aide pour l’informatisation des établissements médico-sociaux et aux initiatives numériques en santé dans les régions avec les Agences régionales de santé et le Groupements régionaux d’aide au déploiement de la e-santé

Le numérique en santé soutenu par l’Etat

Lors du Ségur de la santé, le Ministère des affaires sociales et de la santé a montré qu’il croyait dur comme fer au numérique en santé. 2 milliards d’euros ont été débloqués par le gouvernement aux investissements numériques de la santé, 600 millions d’euros pour le secteur médico-social, fortement mobilisé pendant la crise sanitaire, et 1,4 milliard d’euros pour mettre à niveau tous les logiciels et ainsi homogénéiser les services. Ce financement massif a pour objectif de généraliser les échanges et partage des données de santé sécurisées entre les professionnels, entre la ville et les établissements, avec l’accord du patient afin d’améliorer sa prise en charge, dans son parcours de soins et son suivi dans le temps. L’ANS est chargée de vérifier et de rendre public l’éligibilité des logiciels aux financements.


Contenu conçu et proposé par L’Agence Delta. La rédaction du Figaro n‘a pas participé à la réalisation de cet article.