L’Arbre aux contes, dernières feuilles

Des feuilles d’automne qui s’envolent pour la dernière note sur le blog L’Arbre aux contes.

Il y a tout juste huit ans, je publiais ici ma première note, le 1er octobre 2013. Elle s’intitulait « L’Arbre aux contes, premières feuilles ». Après y avoir expliqué le choix du nom de ce blog et les raisons de son lancement, j’évoquais le premier festival de contes que j’avais couvert à l’époque, Paroles au Paradis, au Lucernaire, à Paris, rendez-vous disparu depuis. Le temps est venu pour moi de tourner la page et d’inscrire le mot « fin » sur cette aventure riche en découvertes et en rencontres.

Début septembre, j’ai reçu un mail de l’autrice d’un blog que je suivais de temps à autre, Gundula, avec ses Bulles de bonheur. Elle y écrivait notamment ceci : « Après 11 années et 477 bulles publiées, j’ai décidé de tourner la page. Je pourrais évidemment continuer. Or, le cœur n’y est plus (…) Et si le courage était cela ? Il serait bien plus simple de continuer à rédiger un article par semaine. Or, dans le mot courage se cache le mot “cœur”. Mon cœur a envie de nouveauté et faire de la place pour qu’autre chose puisse émerger. Je vous souhaite ce même courage. De laisser partir, de faire de la place. Et d’écouter votre cœur pour décider ce qui vous met en joie et ce qui est obsolète. » En écrivant ma dernière note sur ce blog, j’éprouve à peu près la même sensation : la lassitude face à la rédaction de comptes-rendus parfois quasi quotidiens de spectacles devenue au fil du temps non plus un plaisir mais une contrainte et le désir de passer à autre chose, de réfléchir à d’autres façons de continuer à rendre compte de l’actualité des arts du récit.

J’ai donc pris mon courage (et mon cœur) à deux mains pour fermer définitivement L’Arbre aux contes en ce vendredi 1er octobre 2021. Mais ce n’est bien sûr qu’un au revoir, et non un adieu. Je vais continuer à aller voir des spectacles de contes et de marionnettes, peut-être de façon moins régulière et plus sélective, et à écrire des articles sur les sites du Monde et de La Grande Oreille.

Merci aux lecteurs et lectrices plus ou moins assidu(e)s de ce blog de m’avoir tenu compagnie durant ces huit années. Je vous dis à bientôt par écran interposé ou dans une salle de spectacle.