L’assemblage de l’A321XLR d’Airbus illustre la reprise de l’activité du secteur aéronautique

Airbus vient de marquer les esprits.constructeurs comme parmi les compagnies Lundi 31 mai, l’avionneur européen a démarré, dans son usine de Hambourg (Allemagne) l’assemblage du premier exemplaire de son dernier-né l’A321XLR (extra-longue distance). Chez les constructeurs comme parmi les compagnies, le futur appareil est déjà considéré comme le couteau suisse du transport aérien. Il faut dire que l’avion propose des performances dignes d’un long-courrier, mais avec les coûts d’un moyen-courrier.

A l’usage, il pourra aussi bien relier Paris à Athènes qu’amener ses 180 à 240 passagers de Rome à New York ou de Dubaï au Cap, en Afrique du Sud. En pratique, l’A321XLR est né du désir des compagnies aériennes. Ces dernières ont été séduites par le potentiel de son devancier l’A321LR. Un avion qui pouvait déjà effectuer des vols de huit heures, comme, par exemple, relier Paris à New York. « La demande a été telle pour un appareil plus performant que nous nous sommes demandé comment l’améliorer pour atteindre des vols de dix heures », se souvient Antonio Da Costa, responsable du marketing des monocouloirs, les avions moyen-courriers d’Airbus.

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« L’A321XLR est un coup de maître ! », s’enthousiasme Stéphane Albernhe, président du cabinet de conseil Archery Strategy Consulting. Selon lui, le nouvel avion « a coupé l’herbe sous le pied du NMA », l’appareil de milieu de marché un temps préparé par Boeing. Un projet qui n’a pas survécu à la catastrophe industrielle causée par l’arrêt du 737 MAX, après deux crashes qui ont provoqué la mort de 346 passagers et membres d’équipages, en 2018 et 2019.

Un succès commercial

Deux ans après son lancement, à l’occasion de l’édition 2019 du Salon du Bourget, l’A321XLR semble avoir trouvé son public. Selon Airbus, il séduit « aussi bien les compagnies de réseaux comme Air France que les compagnies à bas coûts comme l’américaine JetBlue », signale M. Da Costa. Avec sa taille plus réduite que celle d’un long-courrier, l’avion « est aussi taillé pour les routes secondaires, telles Nice-New York ou Paris-Mobile [Alabama] », ajoute-t-il. Notamment parce qu’il peut se poser ou atterrir sur des pistes moins longues que celles dévolues aux long-courriers.

Avec ses 240 passagers, l’appareil peut aussi tester de nouvelles lignes long-courriers à moindres frais, pour une compagnie qui pourrait rencontrer plus de difficultés à remplir un gros-porteur comme des Boeing 787, 777 ou même un Airbus A350. JetBlue souhaite relancer les vols long-courriers à bas coûts avec l’A321XLR. La compagnie low cost, jusqu’ici spécialisée dans les liaisons domestiques en Amérique du Nord, vient d’annoncer le lancement de vols transatlantiques vers Londres depuis les Etats-Unis.

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