Le déploiement de la fibre optique tire la France vers le très haut débit

Une employée  de Radiall, fabricant mondial de composants d’interconnexion, coupe un connecteur de fibre optique, à Saint-Quentin-Fallavier (Isère), le 12 juin 2013.

L’Internet français est discrètement passé à la vitesse supérieure au début de l’année. Une courte majorité (51 %) des 30,9 millions d’abonnements Internet fixes en France au premier trimestre 2021 sont à très haut débit, selon les derniers chiffres publiés jeudi 1er juillet par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep). Ils ne représentaient que 17 % de ce total début 2016.

Cette croissance rapide est essentiellement le fruit du déploiement de la fibre dans le territoire. Sur les 15,7 millions d’abonnements très haut débit recensés dans le pays début 2021, 11,4 sont des lignes fibrées de bout en bout (ou fiber to the home, FTTH), qui bénéficient en principe des meilleurs débits de connexion. Malgré la crise sanitaire, les opérateurs ont recruté de nouveaux clients pour la fibre tout au long de l’année 2020, avec près d’un million d’abonnements supplémentaires tous les trois mois.

« Plats de nouilles »

L’offre en très haut débit s’est fortement développée en France ces dernières années, du fait des investissements massifs des opérateurs et de la puissance publique. Le plan « France très haut débit » lancé en 2013 prévoyait ainsi une enveloppe de près de 20 milliards d’euros en dix ans pour doper la filière. Et il s’est rapidement traduit dans les faits : le nombre de locaux éligibles à la fibre de bout en bout est ainsi passé de 5,9 millions en 2016 à 25,6 millions début 2021. Tandis que les connexions avec une terminaison en câble coaxial, qui offrent une performance plus limitée, ont entamé leur décrue (− 16,5 % sur un an).

Ce déploiement accéléré de la fibre ne se fait pas toujours sans heurts : de 20 % à 30 % des nouveaux raccordements sont en échec

« Ces chiffres traduisent l’appétence des Français pour le haut débit », se félicite la présidente de l’Arcep, Laure de La Raudière. Les différents confinements et l’essor du télétravail ont pu plaider en faveur du très haut débit, qui offre notamment un plus grand confort pour participer à une visioconférence ou transférer des fichiers volumineux.

Ce déploiement accéléré de la fibre ne se fait cependant pas toujours sans heurts : de 20 % à 30 % des nouveaux raccordements sont en échec. Il peut s’agir de problèmes liés à la prise de rendez-vous avec les techniciens chargés du raccordement final (erreur de calendrier, mauvaise adresse…), mais aussi de soucis techniques, notamment dans l’installation de la fibre elle-même.

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