Le plan d’épargne retraite fait-il de l’ombre à l’assurance-vie ?

Près de 4 millions de Français ont souscrit un nouveau Plan d’épargne retraite

L’assurance-vie affronte depuis deux ans une nouvelle concurrence, avec l’apparition du plan d’épargne retraite (PER) qui se présente, lui aussi, sous la forme d’une assurance-vie. Avec 3,8 millions de souscripteurs en deux ans, le PER se taille un joli succès, mais les professionnels n’y voient pas un concurrent. « Le PER est plutôt un bon complément », estime Xavier Prin, directeur chez Boursorama, qui vient de lancer le sien.

S’ils ne boxent pas vraiment dans la même catégorie, PER et assurance-vie ont différents atouts à faire valoir. Le PER est un excellent produit de défiscalisation, qui offre la possibilité de déduire les sommes versées des revenus imposables dans d’assez larges proportions, alors que l’assurance-vie n’a aucun avantage de ce genre.

En revanche, l’assurance-vie offre une liquidité totale et permanente, alors que les capitaux investis dans le PER sont gelés jusqu’au départ en retraite ; seuls l’achat de la résidence principale ou des accidents de la vie permettent de récupérer les fonds avant l’heure.

Clarifier les frais

En matière de transmission, les deux offrent des abattements des mêmes montants, avec une nuance importante : dans l’assurance-vie, c’est l’âge de versement des cotisations qui conditionne le régime fiscal, alors que dans le PER, c’est l’âge du décès qui est pris en compte.

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Sur le plan technique, les deux produits sont assez similaires, même si l’assurance-vie est généralement moins chargée en frais que le PER, où les assureurs ont eu la main lourde. Bruno Le Maire, le ministre de l’économie, les a jugés excessifs et a demandé à la profession de faire des efforts pour les présenter de manière plus compréhensible, afin que les comparaisons soient plus faciles.

Notre dossier sur l’assurance-vie